Voyage au bout de l’ennui
Le tirage au sort de la CDL nous a gratifié d’une surprise. Cette compétition qui ne sert à rien est programmée en semaine comme si les fans pouvaient se déplacer
aisément, entre deux journées de ligue 1. Mais le tirage est parfait, Paris va à Boulogne sur Mer CAD à quelques encablures de la capitale. Donc, on monte un équipage pour une nouvelle
destination car on n’a jamais visité cette ville du Nord.
La voiture empruntée dispose de plusieurs places donc on sera sept ! Effectivement, ce chiffre peut paraître bizarre mais il porte bonheur.
Or, la gestion du voyage va être catastrophique car le gros de la troupe part de Paris sud à 16h15 CAD en plein embouteillage parisien. Et ce qui devait arriver
arriva, les voitures s’accumulent sur la chaussée et les voies sont encombrées. Cela va occasionner un retard monstre. En effet, Mr Ol est à l’heure au rendez vous, fixé à proximité de l’entrée
du péage. Mais les autres sont largement, très largement en retard, le danger consiste à ce qu’il ne rate pas la sortie pour récupérer Mr Ol. 1h30 plus tard malgré les avertissements par mobile
interposé, ils ratent la sortie, c’était couru d’avance donc Mr OL récupère son véhicule et fonce vers la barrière de péage. Obligé de la passer et de stationner sa voiture ! Tout le monde se
retrouve, il y a Mr Fa, Mr JL, Mr Wi et les autres, inconnus au bataillon. On regagne donc le transport et on file vers la destination finale : Boulogne.
Dans la voiture, l’esprit est bonne enfant, heureusement que Mr JL est présent pour animer la galerie avec ces nouvelles déroutantes : genre il s’est passé un truc
en Chine mais on ne sait pas ce que sait, du lourd, à la JC Van Damme. Alors, soit, il prend des substances interdites, soit, c est naturel, on penche pour la seconde solution, cela a le mérite
de nous faire rire ! Plus on approche du lieu final, plus le temps se dégrade, il fait de plus en plus gris et moche. Grâce aux échanges via les mobiles, on connaît l’itinéraire. Donc, on calcule
notre arrivée proximativement : quelques minutes avant le coup d’envoi ! Faudra pas traîner dans les rues.
On arrive en ville, facile on suit les lumières du stade mais manque de bol, il y a un autre stade illuminé, et comme par hasard, on a failli se tromper. Pire,
certains aperçoivent entrée parking visiteurs, mais pour un hôpital, pas pour un stade de football. Par contre le chauffeur plonge tout droit dans le piège. Donc, un demi tour et un sens interdit
plus tard, on est maintenant sur la bonne voie. On repère les 1ers barrages, et on demande l’entrée du parking visiteurs mais horreur, il est déjà blindé. Donc, on se gare dans une rue adjacente
dans une pauvre ruelle. Direction le stade mais on fait le tour du monde car on est mal aiguillé, cela nous donne l’occasion de découvrir des ruelles sombres : une architecture à l’anglaise, il
ne manque plus que l’odeur des fish and chips.
Enfin, on arrive devant le parcage, on est fouillé comme des terroristes que nous sommes et on pénètre dans l’antre et là, c’est le drame, l’horreur à l’état pur :
le stade ne ressemble à rien, c’est vraiment honteux et ridicule, on préfère en rire.
Premièrement, le stade est petit, il est entouré d’une piste d’athlétisme, le parcage visiteurs est à l’image du stade, étroit et minuscule. Ah, pas de toit, en cas
de pluie, on a le droit de rester trempé jusqu’à la fin. Bref, c’est effrayant ! C’est le pire stade que l’on a visité !
On s’installe en hauteur mais la tribune est tellement vétuste que tu as l’impression d’être au ras de la pelouse et le groupe électrogène derrière nous émet un
bruit assourdissant. Bon, on va arrêter le massacre car la critique est facile.
Sur le terrain AK a établit une équipe sans surprise que réserve cette coupe en carton, faire tourner la formation parisienne et donc on va découvrir des nouveaux,
non par le nom mais par le visage !
La composition parisienne,
Coupet
Ceara, Traoré, Sakho, Makonda
Jallet, Chantôme, NGoyi, Sankharé
Hoarau, Maurice
J’ose même pas donner celle de Boulogne tellement les joueurs sont inconnus !
Le coup d’envoi est donné dans un stade mort, une ambiance morbide règne dans les travées, personne n’ose chanter, c est la mort du mouvement ultra ce genre de
stade.
Les parisiens vont monopoliser le ballon mais les boulonnais en position d’attente, cela donne un match d’un ennui ferme. Le manque de repère de certains entraînent
une accumulation de déchets : mauvaises passes, pas d’enchaînement, rien c’est le néant total : vraiment rien à se mettre sous la dents !
On prie juste pour éviter des prolongations interminables alors que l’on est encore en 1ere mi temps. Bien entendu, sans surprise, le score nul et vierge est sifflé
par l’arbitre.
Dans la tribune on essaie de meubler le temps comme on peut, une bimbo qui passe dans les tribunes à coté va exciter plus d’un comme la présence d’un individu qui
est vêtu du maillot ennemi. Heureusement la sécurité va le repousser plus loin. Et Mr Fa nous prouve qu’il a changé pendant les vacances, il confond Miss L’Oréal, personnage connu en Auteuil
Rouge avec une fille qui a accompagné son chéri en tribune. L’erreur est impardonnable, mais le bougre est têtu comme un âne, il croit toujours avoir raison mais c’est comme s’il confondait une
FERRARI avec un tricycle rouge ! C’est dire que c’est grave, ce n’est pas beau de se droguer !
Les 22 pauvres acteurs de cette parodie de football reviennent sur la pelouse pour une seconde partie après la prestation des pom pom girls, mode nordiste par
excellence.
Et cela repart comme en première, rien de probant sur le terrain et soudain, l’impensable arrive, Maurice réussit à ouvrir le score malgré les dires de Mr Fa. 1-0
pour les visiteurs. C’est le strict minimum, on sait déjà que le match est gagné puisque les boulonnais sont d’une faiblesse relative. Malgré une tentative de lob lointaine, et un tir de Chantôme
sur le poteau, plus rien ne sera changé.
Ouf, c est la fin du match, les jeunes n’ont pas été convaincants. Certains joueurs vont nous saluer de loin, et Damien Perrinelle, le gendre de Cayzac va prolonger
son bonheur en applaudissant le parcage car il adore le PSG bien qu’il soit un joueur de Boulogne.
La seule satisfaction du match est la gestion des titulaires et bien sur la victoire finale.
Avec cette gagne en poche, acquise sans convaincre, il s’agit maintenant de se concentrer sur le championnat, les affaires courantes reprennent et dès samedi pour
un voyage pas évident à Lorient.
On regagne la voiture rapidement et hop, le voyage de retour est paisible, presque tous comate repensant à ce calvaire, d’ailleurs, il se murmure que la plupart ne
reviendront pas en novembre.
On arrive sur Paris et au péage, on change de voiture, pas de demi tour, on part vers la 1ere sortie et on revient par la 1ere entrée et direction Paris pour
déposer Mr JL mais manque de bol, une erreur de casting, minime, deux chemins qui mènent vers la capitale, dont un infecté de feux tricolores plus les travaux de nuit. On a perdu beaucoup de
temps. A méditer pour le retour lors de la journée de Ligue 1.
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