Le Guen poussé vers la sortie
Paul Le Guen, qui a rencontré Sébastien Bazin dimanche, ne sera plus l’entraîneur du PSG la saison prochaine. En conférence de presse, dimanche soir, Paul Le Guen évoquait sa déception après la défaite contre Rennes (0-1). La désillusion allait suivre, quelques heures plus tard, au moment de rencontrer son président dans un bureau du Parc des Princes. À l’issue de l’entretien, il apparaissait clairement que le technicien breton n’entraînerait plus Paris après le 30 mai.
Ce fut une discussion tendue, musclée, avec quelques haussements de ton. Pas vraiment celle à laquelle l’un et l’autre des protagonistes s’attendaient. Mais, quand Sébastien Bazin a laissé entendre à Paul Le Guen que, s’il souhaitait rester l’entraîneur du Paris Saint-Germain la saison prochaine, il n’aurait pas son mot à dire dans le choix de la future structure dirigeante, ni, sans doute, sur le nom de son adjoint, le breton a compris que ses jours à la tête du PSG étaient comptés et que son contrat ne serait pas renouvelé.
Depuis quelques semaines, le président-actionnaire semblait changer d’avis sur son entraîneur. Très longtemps proche de lui, désireux même de le reconduire à son poste, il n’avait ensuite que peu apprécié les mots de Le Guen, avant le quart de finale face au Dynamo de Kiev (0-3). Ce dernier avait parlé du coût « d’une pension complète de 450 euros pour un joueur lors des mises au vert », ainsi que des « petits moyens » du PSG. Pas du goût de Bazin... Mais ces propos ne traduisaient pas une envie de départ de la part de l’entraîneur en place. Au contraire, il planchait déjà sur le recrutement de la saison prochaine et sur les stages d’avant-saison, ce qu’il n’avait pas souhaité faire, par exemple, lors de sa dernière année lyonnaise. Dans l’avion du retour de Lyon (0-0), justement, il y a dix jours, Le Guen s’était montré particulièrement souriant et affable, heureux de constater que son équipe était toujours en lice pour le dernier strapontin vers la Ligue des champions. Cette attitude séduisait davantage le patron de Colony Capital, mais elle n’était visiblement pas non plus de nature à modifier son opinion sur la question. Si Le Guen voulait rester, il devrait se plier à ses conditions.
Parmi celles-ci, des moyens financiers pour recruter réduits à leur portion congrue et la volonté demaintenir Alain Roche, responsable de la cellule recrutement, et Bruno Skropeta, directeur de la communication, deux hommes avec lesquels l’exentraîneur de Lyon ne voulait plus collaborer. Or, Bazin les a rencontrés tous les deux la semaine dernière pour leur dire qu’il souhaitait poursuivre avec eux. Autre point de tension, le nom de l’entraîneur adjoint. Le Guen se veut fidèle à Yves Colleu, rencontré à Rennes en 1998. Seulement, ce dernier ne plaît pas à tout le monde au sein du club. Certains ne le trouvent pas assez proche des joueurs, d’autres un soupçon autoritaire. Pas une raison pour s’en séparer, répliquait Le Guen en substance, quitte à déplaire à certains administrateurs qui le souhaiteraient.
La litanie des conditions imposées par son futur ex-patron, déjà remonté par la physionomie de la rencontre face à Rennes, a suffi à faire comprendre à Paul Le Guen que son avenir se situait ailleurs que dans lacapitale. Une qualification du PSG en Ligue des champions ne changerait pas grand-chose. Ce départ forcé pourrait en revanche influer sur la décision de Claude Makelele de prolonger sa carrière de joueur d’une année. Certains proches du capitaine parisien laissaient d’ailleurs entendre qu’il resterait plus volontiers sur le terrain avec un autre entraîneur...
Le Guen, lui, a encore quatre matches pour boucler son parcours parisien en beauté. Si son désir de continuer à entraîner est intact, il ne semble avoir pris aucun contact. Le PSG, en revanche, aurait déjà commencé à sonder certains techniciens. Le nom d'’Antoine Kombouaré est évoqué avec insistance. L’actuel entraîneur de Valenciennes est un ami proche d’Alain Roche. Et ce dernier apparaît comme l’un des grands gagnants de l’histoire.
Ce fut une discussion tendue, musclée, avec quelques haussements de ton. Pas vraiment celle à laquelle l’un et l’autre des protagonistes s’attendaient. Mais, quand Sébastien Bazin a laissé entendre à Paul Le Guen que, s’il souhaitait rester l’entraîneur du Paris Saint-Germain la saison prochaine, il n’aurait pas son mot à dire dans le choix de la future structure dirigeante, ni, sans doute, sur le nom de son adjoint, le breton a compris que ses jours à la tête du PSG étaient comptés et que son contrat ne serait pas renouvelé.
Depuis quelques semaines, le président-actionnaire semblait changer d’avis sur son entraîneur. Très longtemps proche de lui, désireux même de le reconduire à son poste, il n’avait ensuite que peu apprécié les mots de Le Guen, avant le quart de finale face au Dynamo de Kiev (0-3). Ce dernier avait parlé du coût « d’une pension complète de 450 euros pour un joueur lors des mises au vert », ainsi que des « petits moyens » du PSG. Pas du goût de Bazin... Mais ces propos ne traduisaient pas une envie de départ de la part de l’entraîneur en place. Au contraire, il planchait déjà sur le recrutement de la saison prochaine et sur les stages d’avant-saison, ce qu’il n’avait pas souhaité faire, par exemple, lors de sa dernière année lyonnaise. Dans l’avion du retour de Lyon (0-0), justement, il y a dix jours, Le Guen s’était montré particulièrement souriant et affable, heureux de constater que son équipe était toujours en lice pour le dernier strapontin vers la Ligue des champions. Cette attitude séduisait davantage le patron de Colony Capital, mais elle n’était visiblement pas non plus de nature à modifier son opinion sur la question. Si Le Guen voulait rester, il devrait se plier à ses conditions.
Parmi celles-ci, des moyens financiers pour recruter réduits à leur portion congrue et la volonté demaintenir Alain Roche, responsable de la cellule recrutement, et Bruno Skropeta, directeur de la communication, deux hommes avec lesquels l’exentraîneur de Lyon ne voulait plus collaborer. Or, Bazin les a rencontrés tous les deux la semaine dernière pour leur dire qu’il souhaitait poursuivre avec eux. Autre point de tension, le nom de l’entraîneur adjoint. Le Guen se veut fidèle à Yves Colleu, rencontré à Rennes en 1998. Seulement, ce dernier ne plaît pas à tout le monde au sein du club. Certains ne le trouvent pas assez proche des joueurs, d’autres un soupçon autoritaire. Pas une raison pour s’en séparer, répliquait Le Guen en substance, quitte à déplaire à certains administrateurs qui le souhaiteraient.
La litanie des conditions imposées par son futur ex-patron, déjà remonté par la physionomie de la rencontre face à Rennes, a suffi à faire comprendre à Paul Le Guen que son avenir se situait ailleurs que dans lacapitale. Une qualification du PSG en Ligue des champions ne changerait pas grand-chose. Ce départ forcé pourrait en revanche influer sur la décision de Claude Makelele de prolonger sa carrière de joueur d’une année. Certains proches du capitaine parisien laissaient d’ailleurs entendre qu’il resterait plus volontiers sur le terrain avec un autre entraîneur...
Le Guen, lui, a encore quatre matches pour boucler son parcours parisien en beauté. Si son désir de continuer à entraîner est intact, il ne semble avoir pris aucun contact. Le PSG, en revanche, aurait déjà commencé à sonder certains techniciens. Le nom d'’Antoine Kombouaré est évoqué avec insistance. L’actuel entraîneur de Valenciennes est un ami proche d’Alain Roche. Et ce dernier apparaît comme l’un des grands gagnants de l’histoire.
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