Cr OGC Nice-PSG 25/11/07
De retour à Nissa, encore et encore, la cité sudiste attire du monde car elle est toujours sous le soleil. On prend ses dispositions et c est pendant trois jours que l on va se balader de rues en rues dans cette ville que l’on connaît déjà mais il reste continuellement des choses à distinguer c est comme dans un couple, on a l’impression de connaître sa partenaire mais il y a des mystères à découvrir. Et, oui, un déplacement se prépare longtemps à l’avance, c est presque fini le temps où l’on pouvait se permettre de décider d’un voyage express, remember Nancy. Donc, Mr O. en mode solitaire quitte la capitale grâce au TGV, et le voyage commence. La grève occasionnée par un mouvement social arrive à terme mais des relents traînent et pas d interconnexion établie. Le RER se nomme PARI, tout un programme, est ce un signe annonciateur, oui et non car le séjour est étendu !On se débrouille comme on peut et tant bien que mal, on arrive à la gare de Lyon et les souvenirs surgissent, comme lors de la première fois où l’on a découvert ce point de départ important, il fait presque partie de notre vie.Le train est bondé et on s’installe à sa place, coté fenêtre, comme d’habitude, mais c’est le drame, un prêtre l’interpelle et lui demande de changer de place, gros dilemme, doit-on respecter cet homme et changer de fauteuil ?Mais avant de dire faire un choix final, le Mr assis derrière ne veut pas changer car il affirme qu’il a besoin de la fenêtre, et on s’engouffre dans cette voie, il faut une vision vers la lumière ! Donc, pas de changement, on se sent tout penaud et honteux de ne pas avoir fait ce geste respectueux.On somnole un peu car le voyage est long et l’ipod, compagnon de voyage et un bon polar qui doit durer trois jours sont de sortis mais voilà, c est vraiment long. Et le paysage défile lentement, tellement lentement que le temps ne passe pas. Encore deux heures de voyage quand les faubourgs de Marseille apparaissent.Les arrêts se succèdent et les voyageurs aussi, un va et vient continuelle, on aura même droit à la visite des Mr des forces de l’ordre en civil, à peine discret (soit dit en passant).Enfin, la nuit tombe et c est synonyme d’arrivée, on file vers l’hôtel bon marché, chère à la vieille Dame. On prend une chambre en ville, et on dépose ses affaires et c’est parti pour une balade, seul, dans la ville. En effet, Miss M., le contact du coin est coincé par son travail, tant pis. La flânerie du bord de mer et les devantures des magasins feront l’affaire. Quelques petits approvisionnements égayent cette sortie nocturne. Le temps, juste quelques gouttes de pluie mais rien de bien méchant !On rentre à l’hôtel pour une nuit réparatrice, bizarre d’être seul, dans la chambre alors que d’agréables souvenirs submerge Mr O. Petit sourire de circonstance.Coup de fil pour établir le programme de la journée de samedi.Et le lendemain, samedi est un autre jour, on paresse au lit, donc c est faisable, et on sort vite fait car c est un grand jour pour tous les niçois, on inaugure en grandes pompes, le tramway, moyen de transport efficace et rapide. De plus le soleil se mêle à la foule immense, jamais vu autant de personnes en promenade. De toute façon, les choses ont été faites de façon grandiose, un buffet géant, des animations pendant deux jours et surtout la gratuité de ce transport pendant tout le temps du week end. On se faufile dans la foule, dans la ville que l’on connaît déjà, un peu beaucoup, passionnément, à la folie.Et l’heure de rejoindre Miss M sonne, on remonte vers le nord, franchissant le coté obscur de la ville, elle travaille juste à quelques mètres du stade.Elle va bien, c est sa pause déjeuner et on prépare le programme du séjour, vite fait, bien fait.Soirée, disco entre amis et déjeuner ensemble chez une amie le lendemain, ensuite, direction le stade. Un programme presque parfait !On retourne en ville via le tramway et on constate que c est mardi gras car une troupe en custom fait sensation, mais c’est juste un moment festif de l inauguration du tram. Fanfares, majorettes et escorte policière, wouah, wouah !On revient en ville et la plage demeure la terre d accueil pour la journée, l’air marin fait du bien et c est parti pour tout oublier, les tracas et les soucis quotidiens, on dirait les vacances, tiens, sauf que l’on est seul.La nuit tombe et l’on rejoint l’hôtel, histoire de patienter jusqu’au coup de fil de Miss M. et l’appel arrive mais ce n’est celui que l’on attend directement, c’est Miss C. qui vient aux nouvelles. On discute, on discute mais pas en profondeur, on verra cela la prochaine, s’il y a une prochaine. Et quand le véritable appel tombe, c’est pour annoncer une mauvaise nouvelle, pas de soirée disco en perspective, le sourire libidineux se transforme en peau de bananes, suite à un moment d’égarements des compagnons de soirée.Tant pis, on ressort vite fait et on traîne un peu dans la ville, mais rien à se mettre sous la dent donc on rentre tout penaud.Et c est reparti pour un tour, on paresse au lit le lendemain et on se dirige vers la vieille ville en prenant encore le tram, vu le tarif pratiqué, c est normal, GRATUIT. Il y a encore plus que de monde que la veille, la foule des grands jours et le soleil, toujours fidèle, le bonheur quoi.Quand soudain, c est le drame national, au détour d’une rue, le palais de la glace, endroit enchanteur, est fermé, FERMETURE ANNUELLE, hélas, hélas, on aurait bien dégusté une spécialité maison, cela aurait eu au moins le mérite de rappeler de bons souvenirs.Donc, on file vers notre 1er rendez vous de la journée vers un quartier inconnu à découvrir. Et les ennuis vont commencer. Chemin faisant, on constate plusieurs mauvais signes, les bus passent quant ils veulent, la gare est remplie de CRS, cela sent les arrestations préventives avant le match dès la descente du train, et surtout on rate Mr Jl de peu, très peu mais toutes les indications données la veille ne peuvent l’égarer : nom de l’hôtel, rue et surtout, numéro de la chambre réservée ! Et pourtant il trouve le moyen de téléphoner quelques instants après pour préciser l’heure des retrouvailles, mais, bon sang, dans le parcage, tout simplement.Arrivé au point d’échanges, on quitte le 1er bus et hop, on ne connaît plus rien, c’est une zone inexplorée. Et, là, personne pour aider, les bus sont déjà rare le dimanche et en plus, ils passent quand ils le souhaitent !On commence alors un petit jeu des sms, via les portables.
Quel bus, doit on prendre ?
Ensuite, à quel arrêt ?
Quel immeuble ?
Toutes ses informations au compte goutte alors que c’était plus simple d’attendre à l’arrêt comme demandé mais ce sont les mystères de la vie, cette mini chasse aux trésors aurait énervé plus d’un mais Mr O resta calme malgré la tempête.Enfin, la délivrance, Miss M descend, elle n’est pas seule, c est à la mode ces derniers temps, elle présente Mr D et on pénètre dans son chez soi, miracle un PC traîne dans un coin, et Mr O., celui que tout le monde qu’il est accro, demande la permission de s’en servir.Normal, la Miss n’est pas prête, il faut qu’elle se fasse belle, on se demande bien pour qui.On prend des nouvelles du monde extérieur, tout simplement, via les sites d’informations. Mais cet instant jouissif ne dure pas longtemps, on doit déjà partir et les sempiternelles questions :
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- je suis bien habillé ?
-
- la chemise n’est pas trop froissée ?
-
- et la veste, elle va bien avec l’ensemble ?
-
Et la réponse en simultanée de deux garçons qui attendent, c est parfait :
-
- t’es presque belle !
-
On se dirige vers un autre appartement où nous attendent les hôtes de la journée dont la Mme Min fête son anniversaire et c’est l heure de bien manger, trop bien le repas qui nous a repu. Et, on apprend à discuter avec de nouveaux potentiels amis aptes à nous accueillir, éventuellement, mais ce n’est pas encore gagné.Dans la conversation, on découvre que l’un des invités va aussi au match, mais son cœur balance pour le PSG, seul hic, il va dans les présidentielles. C’est lui qui va conduire Mr O à la gare mais avant on passe prendre une de ses amies, une niçoise qui en pince pour les joueurs, décidément.Enfin, la chambre d’hôtel nous accueille et on patiente un peu avant de regagner l’eldorado. La tranquillité sera courte puisque l’on tape à la porte, oh, surprise c est Mr Saf et un des acolytes venant récupérer ses bagages déposés préalablement.On se dirige ensemble vers le stade en mode discret u les incidents qu’ils relatent : course poursuite et jeu à cache cache avec les forces de l’ordre. Le tram nous attend, il est bondé et on file vers le stade du Ray. Sur le chemin, pas un mot ou peu. On aperçoit des sentinelles à chaque coin de rues, annonçant la venue des parisiens, mais le plus gros c est passé la veille, une habitude maintenant, Antibes, la paisible a connu une tape entre Parisiens et Niçois. On comprend mieux pourquoi les flics étaient bien nerveux.
L’entrée du couloir menant au parcage visiteur est bouclée par un dispositif anti émeute à faire peur. Et les intimidations commencent :
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- Bonsoir, où allez vous ?
-
- Dans la tribune parisienne…
-
- Est-ce qu’on les laisse passer ?
-
- Attend…
-
- Alors, on laisse,
-
- Ouais, ils peuvent passer
-
Comme si on l ignorait mais c’est plutôt les discussions que l’on zappe. On patiente à l’entrée des guichets car le club désire faire rentrer les bus venant de paris avant.Et c’est la litanie des bonjour, salutation par ci, salutation par là, le pire c est nouveau, mais on a salué le responsable du département supporter, maintenant, on connaît sa tête.Enfin, on peut rentrer et là, c est encore l’horreur, Prison Break a fait des émules, pour rentrer dans la tribune, on doit se faire tirer le portrait, mais la nouveauté c est la pièce d’identité que l’on doit présenter.Cela fait sourire certains mais perso, cela commence à bien faire, on n’est pas des terroristes qui tentent de fomenter un attentat. On est juste des fans d’un club qui véhicule une tradition de mauvaise image.On pénètre enfin dans la zone et on constate que le parcage est REMPLI, jamais vu autant de monde à Nice.Et on attend le début du match. Le stade se remplit peu à peu, il est toujours trop petit et la tribune est encore en bois ! Et les traditionnelles échanges verbaux sont de sortie : bla, bla, bla, bla à faire rougir une nonne encore pucelle.
L’équipe de PLG est la suivante, un 4-3-3 qui fonctionne si bien à l’extérieur :
Landreau,
Ceara, Yepes, Camara, Armand,
Ngoyi, Clément, Rothen,
Diané, N’Gog, Arnaud,
Et c’est parti, malgré les 1eres cartouches parisiennes, les locaux ouvrent le score par un vieux baroudeur, servi par un ex parisien, plus connu pour sa présence en CAF. 1-0 pour Nice. Ce but est la succession des largesses de la défense parisienne, un joueur se laisse embarquer, ensuite le marquage n’est pas assuré derrière et finalement le portier ne sauve personne !Tout reste à faire, et l’égalisation va intervenir par l’intermédiaire de N’Gog. Intéressant, ce retour au score que l’ami Rothen va gâcher en faisant une erreur de débutant, il conserve un ballon, trop longtemps, et la contre attaque est fulgurante, le petit rapide attaquant adverse va clôturer le score. 2-1 pour les aiglons !En effet la seconde mi-temps restera stérile grâce au portier niçois et la mansuétude de l’arbitre qui invalide l’égalisation parisienne.
Fin de match, la défaite est amère et on désespère de revivre la situation de l’an dernier.
En résumé, le PSG joue pas trop mal mais pas assez bien pour gagner des matchs, le fond de jeu est assez pauvre malgré quelques bonnes phases de jeu et le groupe manque parfois de cohésion, tous les symptômes d’une équipe en reconstruction, en manque de confiance et aussi de réussite.
L’ambiance est assez terne malgré une présence massive pour un dimanche soir, des banderoles rappelant le drame de l’an dernier seront déployée au début de la reprise du match, heureusement, certains pics sont à signaler comme sur le horto magico ou le nissa merda où à chaque instant on a l’impression de l’on va revivre un Furiani bis. Deux ou trois fumis seront utilisés comme quoi cela ne sert à rien de fouiller comme si les parisiens étaient des terroristes. Et surtout à retenir, les invectives échangés avec la tribune située sur la gauche, que des bons mots !
Les joueurs,
Landreau, pas terrible,
Cearà, limité défensivement, et paradoxe, offensivement, c est pas mal,
Camara, le moins mauvais de la défense,
Yepes, sans réussite, il a tout raté,
Armand, il est perdu depuis l an dernier,
Clément, le poumon du milieu, il est partout, un peu trop d ailleurs,
Ngoyi, l égaré du milieu de terrain, il a servi à rien sauf à compléter l’effectif,
Rothen, décevant sur toute la ligne,
Arnaud, rien démontré
Diané, rien de bon,
N’Gog, la seule et unique satisfaction,
On quitte le stade pour regagner un véhicule qui va nous ramener à la gare. Des krieg en voyage, on est six dont une fille mais on va se serrer, le jeu, c est de retrouver la voiture, stationnée assez loin du stade, faute de places.Enfin, après une marche attentive et surtout pénible, on retrouve la voiture et cinq minutes plus tard, on est à l’hôtel.A peine, arrivé, le sommeil réparateur nous gagne.Demain, c’est le moment du retour et on peaufine le programme. L’heure du réveil, avec un petit déjeuner pour Mr Jl, le moment du départ car Mr JL veut manger avant d’entamer le retour, le moment de se faire enregistrer car Mr JL veut pénétrer le premier dans l’avion.Cela fait beaucoup mais on s’exécute.On arrive largement avant à l’aéroport et on croise les premiers casuals de Paris.Le quick du coin est une étape obligatoire sauf pour Mr O.Enfin, on rentre dans l’avion, dans les 1ers, et on s’installe en tête de l’appareil et le défilé commence. La femme assise entre Mr O et Mr Jl, choisi par ses soins, hallucinait, tous les hools nous saluaient, une bonne vingtaine, plus ou moins amochée par la virée antiboise :
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Mais vous êtes célèbre, tout le monde vous connaît !
Non, ma petite dame, vos ne pourriez pas comprendre si on vous expliques, se disait Mr O.Et voilà, on décolle vers la capitale, un malabar dans la bouche chacun, histoire d’éviter le mal de l’air, dixit Mr Jl que l’on va devoir changer le pseudo en François Pignon, un personnage imaginaire très connu.On arrive à Paris, on rejoint la voiture présente dans la circonstance et direction la maison.
TOUS A AUXERRE … LA PAYSANNE !