Cr Lille-PSG 12/04/09

Publié le par Mr O

PAUPINETTE......

Voila, suite à une modification des matchs de Ligue 1, on ne peut plus se permettre d’aller au Parc, les rencontres programmés à domicile à 17 h sont ingérables au niveau emploi du temps, donc, quitte à faire des choix, autant prendre son dimanche après-midi pour suivre ses couleurs rouge et bleu. Donc, le voyage est court, c’est le Nord de la France. Le plus alerte pour préparer le déplacement c’est Mr JL et son acolyte, Mr Wi, ensuite viendront Mr Lo et un autre compagnon, Mr An, donc l’équipage est déjà au complet. Une voiture, 5 places et roulent vers le Nord.

Maintenant, il faut les places, mais un empêchement et les circonstances font que l’on ne peut se rendre les retirer au Parc, quid, il n’en dispose plus en vente au service abonnements, donc, on fait appel à Miss Is qui est un amour puisqu’elle réussit sa mission : récupérer des places en sus. Il ne reste plus que le lieu de rendez-vous, ce sera l’Argentine. Tout le monde est apte pour y venir sauf Mr JL qui est dur en affaire, il dicte sa loi et demande à ce que l’on passe le prendre au passage. Donc, on s’acquitte de cette tache. Rendez fixé à 14h, départ 14h15 !

Juste après le match du dimanche matin et un petit câlin avant de partir, on file vers la région qui nous porte le plus malheur. Le Lille est une aberration, le PSG n’a pratiquement jamais gagné là-bas : juste trois victoires faméliques, pas de quoi fouetter un chat. Pire depuis que les Dogues ont migré au Stadium Nord, les parisiens n’ont jamais marqué sur cette pelouse maudite.

On récupère les premiers passagers en attente à deux endroits différents : sur le trottoir Nord et sur le Sud. Pas grave, ils sont présents c’est l’essentiel. On peut partir vers chez le dernier passager, quelque part au bord de l’autoroute. Quid de la situation, il est avec Mr Fa qui nous attend, histoire qu’il ne se perde pas en chemin mais surtout qu’il doit rentrer vite ensuite : le travail n’attend pas. On y passe vite fait et donc, on décolle vers Lille, deux voitures, une remplie et l’autre vide de monde. Déjà, on met les points sur les i, pas d’arrêts en perspective sauf cas d’urgence. Sur la route, on fait attention aux radars puisque c’est un jour de départ de vacances en herbe, donc la vitesse est paisible comme la musique, grâce au POD même s’ils sont réticents à Olivia RUIZ et Enrique IGLESIAS. On arrive bientôt quand soudain c est le drame, on est obligé de stopper les machines pour une pause détente. Et à peine le temps de respirer que l’on repart. Pas de comité d’accueil au péage, juste une magnifique blonde qui officie au guichet, mais on n’a guère de temps pour conter fleurette. On arrive sur les faubourgs de la ville et hop, les flics sont aux aguets, il y en a partout, à chaque coin de rue, par petits groupes, ils quadrillent le terrain : pour éviter d’éventuels incidents, mais ils oublient l’essentiel, souvent les contacts se font la veille et à la discrétion du centre ville. On se pose sur le parking, toujours le même et on attend pour récupérer les sésames. Les discussions vont bon train, on parle pronostics pour le match, chacun ayant une idée précise. Le moment de retirer les places sonne, on se dirige vers le parcage mais la hantise des fans de Paris qui se baladant en dérangent plus d’un, un groupe de 10 supporters du PSG effraient plus d’une personne. En effet, des connaissances d’une autre voiture se sont jointes à nous. Le mini cortège ne passera pas à l’endroit habituel à cause du zèle du flic, qui a eu peur qu’on le prenne pour un jambon, s’il savait notre opinion ( il aurait peur) pour un mensonge futile. Ils nous obligent donc à faire le tour du monde. Heureusement à l’autre passage bloqué, les stadiers en fonction nous laissent passer et après le passage de deux tunnels, on arrive enfin au parcage, la même histoire recommence, on ne passe pas puisque nous ne sommes pas détenteurs de billets. On envoie une personne les chercher. C’EST QUOI CE CIRQUE !

Facile, Miss IS n’est pas loin, ouf, on est sauvé, tout cela pour cela, en plus si ça se trouve le match sera bidon. Mais on est bien présent !

On paie nos places, vite fait et on pénètre dans la zone de non droit, on remarque qu’il est très difficile de tenter une entrée en force, dont acte. Le passage à la fouille est plus délicat, les terroristes débarquent donc, une minutie exacerbée est de sortie. La palpation générale est un calvaire, c’est de pire en pire ! En plus on a toujours mal aux adducteurs, souvenir de la Martinique.

On pénètre dans le stade, toujours aussi nul, ouvert aux 4 vents, Éole fera des malheureux. Il est tôt mais le parcage est déjà rempli et sans les assoces, cela sent la double billetterie. On prend notre mal en patience, et on attend le spectacle. MR Fa nous gratifie d’une Mr Fa en demandant où se trouve les plus fervents fans lillois, c’est la 1ere fois qu’il vient ! En face, dans le quart de virage !

C’est l’échauffement, pour tout le monde pour les joueurs, pour la femme préposée aux annonces, et pour les fans. On prépare nos voix, histoire de les encourager à pleins poumons. Le coup d’envoi est imminent et il y a encore la queue dans le couloir, certains vont rater le coup d’envoi.

Les 22 acteurs sont prêts, comme nous ils attendent la délivrance, on a juste eu le temps d’immortaliser le SCOUB.

La formation parisienne est sans surprise avec Makonda à gauche et une attaque Giuly, Hoarau. En face, l’équipe de Lille présente un visage plus offensif.

Les Dogues vont se montrent plus entreprenants sans vraiment franchir l’obstacle Landreau. Les tentatives timides vont s’évanouir dans la nature et ce n’est pas les contres parisiens qui vont faire mouche. C’est triste pour le moment et Paris regagne les vestiaires, heureux que le score soit encore vierge.

Vingt minutes après le coup d’envoi, la tribune est envahie par tous les retardataires à cause d’un excès de zèle de la fouille. C’est certifié, il y a une triple billetterie, on n’a jamais vu autant de monde au Stadium Nord. L’ambiance est très bonne, ça chante, ça fait des gestuelles, pas trop de trous blancs, bref, cela fait plaisir à constater.

C’est reparti, les joueurs regagnent l’aire de jeu avec des meilleures intentions, du moins, on l’espère, sinon, la malédiction perdurera. PAS DE BUTS !

Or, Paris ne fait pas mieux, malgré les brindilles de contres. Et Lille va établir une pression, histoire d’ouvrir le score mais Landreau veille au grain. Et ce n’est pas avec la qualité de centre de Rothen que le PSG va s’en sortir. Pire, les Dogues finissent mieux le match, enchaînant les actions mais Landreau fait son métier, arrêtant tout.

Surtout cet envolé sur un tir de Frau, c est le tournant du match puisque le score en restait là. Et la bonne opération demeure pour les parisiens : c est un bon résultat mais sans convaincre.

La plupart des joueurs viennent nous saluer mais de loin. Et on les remercie malgré le triste spectacle offert. 0-0, toujours pas de buts au Stadium Nord.

L’ambiance a continué pendant cette seconde période malgré la hantise du résultat. Chants constats accompagnés de gestuelles rythment les 22 acteurs.

Vers la fin du match, Mr FA en mode ennui nous gratifie d’une nouvelle chanson, dont le titre est TAUPINETTE, une comptine. Il est malade, décidément, on n’a pas eu la même enfance, lui, traumatisé par taupi, taupi, taupinette, petit bête avec des lunettes, sic…SANS COMMENTAIRE ! On comprend aisément ses goûts musicaux bizarres.

On refait le match en évoquant la prestation des joueurs dont la plupart ont déçu, même certains lillois tant le match a été terne.

 

Les joueurs
Landreau : l’efficacité au bon moment…
Ceará : celui qui a endormi Bastos…
Camara : la solidité retrouvée…
Traoré : parfait, SAMMY LEE RULES.
Makonda : la solitude souffrance

Sessegnon : le génie esseulé

Makelele : en difficulté

Clément : loin de son habitude

Rothen : le mystère continue

Giuly : en mode patineur

Hoarau : en mode défenseur, parfait, par contre en attaque, rien

 

Maintenant, on patiente pour quitter ce stade glacial, et le miracle se produit rapidement, on sort, sans attendre des heures et cerise sur le Mc Do on a droit au petit raccourci qui nous amène à notre point de départ. On arrive à la voiture et au moment de l’ouvrir, le déclenchement de l’ouverture centralisée occasionne le hurlement strident de l’avertisseur sonore. Pas de panique malgré les regards hagards d’incompréhension, on connaît la marche à suivre. LISEZ BIEN : on ouvre le capot et on débranche la batterie, et hop, le bruit disparaît, comme par miracle sous les applaudissements de la foule.

C’est bien de sortir rapidement mais les routes sont encore ombragées donc, on attend et finalement, on est déjà sur la bonne direction, PARIS. Il faut juste faire le plein de carburant et deux sens interdits plus tard, on repart vers la capitale. Le voyage retour se passe sans soucis sauf au passage d’une voiture enfumée, on aurait dit un mur blanc en plein milieu de la route, et la présence nocturne d’un radar mobile sur le bas coté. A part cela, rien. Ah, Mr JL pas avare de bons mots nous a sorti la blague du siècle : il préfère que Marseille soit champion car il en a marre de Lyon. OUI, VOUS AVEZ BIEN LU ! Cela a tourné au pugilat verbal, et on lui a rappelé de concerts le point de vue général. TOUT LE MONDE CHAMPION SAUF L’OM. Désormais, Il a compris, du moins on l’espère.

On dépose tout le monde, il est tard, chacun rentre chez soi. Heureusement que le Lundi est férié. TOUS A LYON, le prochain match…tout en lorgnant celui de KIEV

 

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