Cr AJ Auxerre-PSG 09/12/07

Publié le par Mr O

Repit momentané...

La migration vers la capitale de la paysannerie : Auxerre est prévue un dimanche soir. Bon, c est ennuyeux comme horaire mais on commence à avoir l habitude, à force on s adapte à la situation. Le match débute à 20h55, allez comprendre pourquoi, seuls les dictateurs de la LFP connaissent l explication, nous, on a arrêté de chercher. On s’organise en conséquence refusant de travailler en ce dimanche. Le but du jeu étant de remplir la voiture, on s’arrange pour trouver des volontaires. Et comme le cercle s’agrandit, il devient facile d’en trouver. L’équipage est donc complet pour s’envoler vers la Bourgogne, terre peu accueillante puisque que l’on a assisté à aucune victoire. Sûrement l’air du coin, on l’ignore mais on revient quand même chaque fois, normal, le stade se trouve proche de Paris, à moins de deux heures pour ceux du Nord.Le rendez vous a lieu à Paris devant le Parc, lieu que tous les compagnons de route connaissent. Nous serons 5, Mr O., Mr JL, Mr Wi, Mr T, et Mr J qui ont la bonne idée d habiter à 4 endroits différents, et dire qu il faudra les ramener.Donc, on arrive sur place à l heure prévue et les ennuis commencent, Mr JL est en retard, ça promet. A peine arrivé, on décolle vers la terre promise.On discute des rumeurs du jour qui vont se confirmer puisqu’elle émane de différentes sources dont une qui est déjà sur place. On en profite pour régler au téléphone le cas des places, en parcage parisien ou en tribune VAUX. Va pour le 1er choix à l’unanimité ! Malgré que ce soir, il va y avoir de la tension dans l’air.On fonce vers le périphérique mais, voilà, il est bloqué par les touristes du dimanche, ralentissement obligatoire et attente de 15 minutes. Qu’est ce que l on fait ? Bien, on attend !Malgré la composition hétéroclite du véhicule, il y règne une bonne ambiance. Normal, ce sont des gens venant d’horizons différents ayant la même passion.On en a marre de patienter dans les embouteillages, et sans la technologie d’un GPS, on quitte cet endroit et on passe sur les extérieurs, il y a des feux tricolores mais on gagne quelques précieux instants. Mais au fait, cela ne sert à rien car vu l’heure, coûte que coûte on va arriver de bonne heure, dans les environs de 18h00 pour un coup d’envoi à 21h00.Enfin, la route est dégagée, on roule sans anicroche vers la barrière de péage de Fleury en Bière, cela ne s’invente. Hop, on récupère le ticket et on fonce avec modération vers Auxerre, le paysage connu défilant sous nos yeux. Et on commence à déblatérer sur certains personnages funestes de la région, voire ceux des régions campagnardes. C’est horrible mais c’est la réalité de la vie. On roule sous une pluie battante, il pleut énormément. Et une première s’opère, on s’arrête dans une station alors que l’on est presque arrivé. De mémoire, c’est bien la seule fois. Mais parfois, on n’a pas le choix. On arrive enfin vers notre destination finale. On constate de la présence policière qui est déjà tous occupés donc on passe sans souci, et un sourire malicieux à la charmante caissière plus tard, on arrive dans les faubourgs de la ville. Mr JL désire s’arrêter au Mc Do mais cela ne va pas être possible. On roule encore un peu et on prend un petit chemin de contournement d’un éventuel barrage filtrant. On en profite pour faire le plein de gazole pour le retour. Et c’est parti vers la route du stade. Un car escorté par la police va nous servir de guidage au loin. On retrouve la voie sacrée et amer constat, on dirait qu’il n’y a personne, les rues sonnent vides. Et seuls les parisiens battent le pavé sous une pluie diluvienne. On se gare, du moins on cherche à se garer le plus proche possible et en maraudant pour une place, on s’aperçoit que la mobilisation contestataire est importante. On se gare donc vite fait dans une rue adjacente malgré les propos ambigus des passagers. Il pleut mais on se prépare comme il faut. Ne rien oublier, surtout vu le temps exécrable. On marche d’un pas sur vers le stade et horreur, une foule immense de contestataires est déjà présentes, la rumeur désirant un blocage du car des joueurs prend forme. Au passage, comme à Nice, on se doit de saluer certains spécimens de la faune parisienne dont le célèbre leader : l’homme au survêtement gris. On se sépare puisque Mr JL et MR Wi sont pris d’une fringale mais c’est surtout qu’il faut récupérer les places réservées. La gentille dame attend depuis un moment sous la pluie. Erreur fatale que cette séparation puisque les hostilités vont débuter à cause de l’arrivée bruyante et remarquée d’un groupe sur le vaste parking, plus ceux déjà sur place, c’est le début de la guerre qui va durer environ 45 minutes jusqu’à ce que le calme revienne. Entre-temps, Mr O a réussi à glaner ses places grâce à sa tête angélique. Maintenant, il faut retrouver les pauvres moutons égarés et comme les charges se succèdent, on ne sait plus qui est qui. Plusieurs points de contacts entre la foule hostile et les forces de l’ordre sont établis, on dirait une bonne petite guerre comme à l’ancienne. Les gaz lacrymogènes contre les fusées et les fumigènes, le vaste parking reste à un champ de bataille. Par chance, on retrouve Mr T, un peu amoché mais il a perdu dans la fureur de la nuit Mr J et à la recherche du dernier compagnon, on constate les dégâts, ce n’est pas beau à voir, on scrute la foule sans cesse car il faut se méfier de tout le monde surtout les flics en civil. Grâce au cellulaire, on retrouve tant bien que mal l’égare de la place de l’abbé deschamps. Le plus rude étant passé, la plupart des fauteurs de troubles regagnent la capitale. Et nous, on repart vers le parcage, nos billets en main grâce à la bienveillance de Miss Is.L’entrée du parcage s’effectue par un tourniquet, on n’arrête pas le progrès comme au Parc, on passe son billet et la lumière verte t autorise le passage. Ensuite, c est la fouille rapide mais désagréable. On pénètre enfin dans notre fief et on investit la tribune haute comme par réflexe, on se positionne histoire de voir tout le terrain et surtout le but.Le stade est vide pour plusieurs raisons, la venue des fans du PSG en colère, l’heure du match et le temps pluvieux. On s’en fiche des absents, l’important c est d’être présent. Le mot d’ordre reste la grève, pas d’encouragements !Déjà, les joueurs sont hués dès leur rentrée sur la pelouse pour l’échauffement, ceux de l’AJA, c’est normal mais les notres, moins. On sent que la tribune sera hostile toute la soirée. Ce sera plutôt des quolibets pendant tout le match. Et vive la révolution !PLG retourne vers un 4-4-2, schéma classique de classique. Simple et facile à comprendre. Une défense à 4 éléments, une paire de milieu défensif, et surtout 2 attaquants.Et le match commence sous une pluie battante à ne pas faire sortir certains de chez eux. Le monopole des occasions est à l’avantage des locaux qui les multiplient aisément mais faute de précipitation, ils n ouvrent pas le score. Toujours 0-0, à la mi temps, à noter que la tradition qu’un ancien parisien marque a été évité de justesse grâce à la présence de Rothen, le banni, sur la ligne.Au retour des vestiaires, on constate que Paris a plus d’envie. Ils se montrant plus agressifs et plus tranchants et sur une action d’envergure, il ouvre le score, sur le terrain, c est l’explosion de joie, genre, finale de la coupe du monde, par contre dans les tribunes, cela reste plus poli, sans plus. Le but est accueilli presque avec dédain. Il faut désormais tenir le coup, laissant la maîtrise du ballon aux auxerrois. Mais les occasions sont vite gâchées, rien ne peut plus nous arriver. A noter la rentrée de Gallardo, le messie fantôme de l’an dernier, qui a failli marquer un but sous le regard amusé de Mr O et ses acolytes qui comptait ces pertes de balles. C’est fini. Victoire de Paris, enfin à Auxerre, la vilaine qui s’est transformé en fontaine, le temps d’un match.
Paris l’emportait avec difficultés en n'ayant pas montré grand-chose mais quelque soit la manière, ces trois points font du bien et permettent à Paris de sortir de la zone rouge…jusqu’à quand ?
Il faut maintenant enchaîner au Parc, ce sera une autre histoire qui vous sera conté plus tard.

Certains joueurs nous applaudissent mais de loin, seul Yepes, impérial aura droit à une ovation.

 

Les joueurs

Landreau, tranquillement

Cearà, durement

Camara, solidement,

Yepes, impérialement,

Armand, doucement,

Chantôme, difficilement,

Clément, activement,

Arnaud, égarement,

Rothen, courageusement et fièrement,

Luyindula, résolument

Ngog, attristement,

 

Il est difficile de comprendre la démarche des supporters parisiens, reconduire la « grève » surtout en déplacement, mais voilà, tellement de sacrifices pour en arriver à cette situation exécrable. Il est facile de dire chacun à sa place, les joueurs sur le terrain et les supporters dans les tribunes mais la situation ne peut pas perdurer.La célèbre chanson (…)tu ne seras jamais seul, car nous deux, c’est pour la vie !(…) est plus que d’actualité, il faut s’en sortir ensemble, car le football amène des joies et des déceptions comme dans la vie.On s’en fiche que les joueurs soient nuls ou non pas le niveau requis, il faut défendre nos couleurs avec honneur et dignité.Car quoiqu’il arrive, on chantera toujours pour le PSG dans le malheur et dans la gloire.On attend donc maintenant la sortie du stade, patientant sous les larmes du peuple parisien qui n’arrête pas de tomber sur la région. Les paysans quittent le stade et on a droit à un florilège de tête de vainqueurs. Ce n’est pas bien de se moquer mais cela donne du baume au cœur. Enfin, on quitte le stade, finalement, de nouveau séparé, on se retrouve à la voiture facilement, tout le monde est bien présent, on peut regagner la capitale, où une nouvelle mission attend Mr O : déposer tout le monde à son domicile. Cela occasionnera un arrêt salvateur à l’entrée de la capitale, un café plus tard et on repart pour le 1er dépôt Est, Nord, Ouest, évitant le Sud de peu…et finalement, on regagne la maison pour un repos salvateur.

TOUS A SAINTE

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