Cr Sochaux-PSG 23/08/08

Publié le par Mr O

z'etes venus a Sochaux pour acheter une peugeot ?.........

Nouveau déplacement en un lieu très accueillant, notre bonne vieille ville de Montbéliard, où Sochaux évolue. En effet, plusieurs victoires ont couronné ces multiples voyages, et de plus deux matchs amicaux joués sur la pelouse de Bonal, donc, c’est toujours avec un pincement au cœur que l’on se rend en terre doubiste. La tradition ne déroge pas à la règle. Nous ne sommes que deux, tant pis, on part quand même.

Et samedi matin après quelques tergiversations, Mr O, celui qui voulait prendre la 308, décolle en retard vers le lieu de rendez vous. Sur la route, une erreur de casting va nous faire découvrir la face cachée du sud de Paris, des vaches, en plein milieu d’un rond point, on se demande où l’on est, quand un champ plus tard, les vaches se sont multipliées. Argh, on est vraiment chez les paysans, cela fait peur ! Plus on avance, plus on reconnaît le paysage et hop, on stationne la voiture dans un pauvre parking résidentiel et direction l’autoroute pour rejoindre le match du soir.
En chemin, on parle des dernières nouvelles du jour, un terrible accident sur Fontainebleu a occasionné le décès de deux fans de l’ OM en partance sur Le Havre. C’est moche de quitter ce monde, c’est toujours triste de mourir même pour une passion que la majorité des gens ne peuvent comprendre. Ah, bon, des gens se déplacent pour voir des matchs de foot et en plus ils ne sont pas sûrs de voir les favoris gagner. On passe à des sujets plus réjouissants comme les JO, dont c’est le week end de clôture. C’est beau, c’est bien, c’est magique et en plus s’il trouve des athlètes comme LERYN FRANCO, Miss Paraguay ou Venezuela, d’ailleurs, on s’en moque, elle est trop belle, magnifique à te faire adorer le lancer de javelot.

On roule, et la nouvelle voiture, du moins le poste radio nous fait des siennes, pas comme l’ancienne voiture montée en kit mais quand même. On triture les boutons, histoire de changer les menus, mais rien, la 307 est capricieuse, comme une jeune fille. La pause approche, Vesoul et ses fameux conducteurs, une mamie à l’arrêt à un stop, obligé de la doubler tellement elle attendait qu’il n’y ait plus de véhicules.
On fait ses courses au CORA du coin, rarement fait ce genre de supermarché. Les victuailles pris pour la soirée, on repart mais Mamie, au volant refait des siennes, elle roule au ralenti, mais vraiment ralenti, on tente de la doubler mais elle se rabat, et un virage étroit en demi tour se profile, on a cru à une marche arrière tellement elle l’a pris large. Et sur la route, on l’a doublé en franchissant la ligne continue blanche. Ouf, on est sauvé, nous sommes devant elle.
Et une petite excursion en ville plus tard, on reprend la direction du stade. Les petits lacs fleurissent le paysage et le temps défile, mais on arrive enfin. Petit coup de fil à Mr JL qui a déjà nos places, du moins c’est la Miss qui les détient. On va se garer dans une ruelle et hop, on file vers le parcage. Le monde est tellement petit que sur le chemin, on rencontre la Miss qui a nos places, on les récupère après des salutations d’usage. Le prix a augmenté, les rumeurs sont confirmé, apparemment ce sera dorénavant 10 e pour les abonnés et 13 e pour les autres, cela risque de poser problème, l’avenir nous le dira, tout augmente, ils ne connaissent pas la situation catastrophique de notre pouvoir d’achat. Après nous entamons notre tour du quartier, histoire de prendre la température de la ville mais rien à voir avec l’an passé où les casuals avaient envahi l’endroit. Heureusement que les joueurs de la capitale ont eu la bonne idée de gagner ce match décisif, sinon, c’était BAGDAD. On revient sur nos pas, direction le stade, pas de flics en vue ou à peine, on pénètre dans notre zone et c’est parti pour la fouille qui sera poussée. On rentre enfin dans le stade qui est à peine plein, et le coup d’envoi est éminent : quel drôle d’idée cet horaire bizarre, match à 19h00.

 A noter la présence de plusieurs types en tenue de touristes pure souche avec bouées et chemises hawaïennes. Le parcage est compact et rien ne semble signaler une masse de casuals donc la soirée risque d’être tranquille. Les chants commencent, ceux à la gloire du PSG, et pour Dalmat, celui qui parle trop dans la presse est hué comme jamais. On sent déjà que l’ambiance sera meilleure que sur le Rocher.
PLG a décidé de reconduire le groupe victorieux lors du dernier match.

Landreau Cearà, Camara, Sakho, Armand Chantôme, Makelele Giuly, Sessegnon, Rothen Hoarau

On a droit lors de l’entrée des joueurs aux traditionnels fumigènes et deux mats. Et, suite à l’accident tragique dont les marseillais ont été victimes sur la route, une banderole sera déployée, de plus la minute de silence sera observée et respectée, malgré la haine que l’on a pour eux. On a beau de pas les aimés mais quelque part cela peut arriver à tout le monde, donc tact ! Qui a dit que les fans de Paris étaient tous des sauvages écervelés. Ils sont comme nous à partager la même passion sauf qu’ils supportent Marseille.

Le match débute sur de bonnes bases, aussi bien sur la pelouse que dans la tribune away et Giuly hérite de la 1ère occasion mais échec total dans son duel. Et la mainmise est parisienne, la rencontre est agréable à suivre, mieux que la semaine dernière. On assiste donc à un bon match de football, de l’engagement, de bonnes combinaisons de chaque côté, bref un agréable spectacle. Mais l’arbitre met un terme, sifflant la mi temps. Au retour, stupeur dans les travées car l’arbitre siffle un penalty peu évident, vu la distance. Quoiqu’il en soit, pas de miracle donc 1-0 pour les locaux. On est un peu dépités mais ce n’est pas terminé.

Et le capo harangue la foule en sortant : - On n’a pas fait 400 Kms pour venir à Sochaux acheter une Peugeot, alors chanter !
Et les chants demeurent constants malgré l’ouverture du score, on lâche rien et la récompense sous forme de chaos qui va régner sur le but extraordinaire de Sessegnon, après un travail de récupération de Makelele qui transmet à Giuly, but 100 % nouvelle recrue. Cette égalisation méritée va occasionner quelques bobos. Petit souvenir sans importance à la lèvre. C’est dans ce genre de moments que tu te dis que cela vaut la peine de se déplacer. Mais le score ne change plus, 1-1 au final.A noter la rentrée de Kezman, prometteuse. Presque tous les joueurs viennent nous saluer à l’initiative de Makele, deux lanceront même leurs maillots. Pendant l’attente avant la sortie définitive, deux chants délirants seront repris en boucle par Auteuil jusqu’aux cars respectifs de chacun. On quitte le stade en rang serré. Les indépendants patientent devant une rangée de CRS, on sort 10 par 10 comme d’habitude. Un sandwich plus tard, on repart sur Paris, en espérant toujours plus de chaos et un bon tirage en uefa. Après ce bon point obtenu, les parisiens vont devoir encore travailler et subir un second déplacement, en terre caennaise, histoire d’effacer la gifle reçue l’an dernier.

Les joueurs Landreau, déterminant
Ceará, correcte
Camara, serein Sakho, encore fautif
Armand, nette amélioration,
Chantôme, compagnon idéal,
Makelele, monté en puisance
Giuly, meilleur deuxième mi temps,
Sessegnon copie parfaite,
Rothen, moins influent,
Hoarau, brouillon mais utile,
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