Cr Shalke 04-PSG 23/10/08
Vive l'europe....
Tout a commencé lors du tirage, puisque le PSG a retrouvé l’Europe et le charme de ses déplacements, et comme dans la scène culte de FOOTBALL FACTORY, chacun souhaite le tirage idéal CAD deux matchs à l’extérieur à proximité. On en a rêvé, L’UEFA l’a fait !
Les rencontres à l’extérieur seront à Gelsenkirchen, dans l’antre de Schalke 04 et l’autre, c’est Manchester, chez les Blues de la City. Donc depuis ce jour, les téléphones n’arrêtent pas de sonner, histoire de connaître la motivation des gens et hop, c’est l’Europe donc pleins de personnes entrent en contact pour le premier déplacement, ce sera l’Allemagne, la bière et les choucroutes. D’ailleurs, ce sera l’unique mais ceci est une autre histoire car les temps sont durs et les jours de RTT sont faméliques (on a réussi à prendre un jour). Et, surprise de taille, Mr Kim veut être de la partie mais un échange mal compris va mettre fin à cet équipage (il a dû mal avec le 2+3). Donc, on ratisse large, histoire de remplir la 206 et jusqu’au dernier moment, on est complet mais les gens hésitent, encore et encore. Bordel, c’est le retour en coupe d’Europe, on ne peut pas être plus motivé. A force de tergiverser, on se retrouve finalement que quatre pour ce périple européen. On a eu droit à au moins 5 hésitations qui se sont transformé en refus définitif. Tant pis les absents ont toujours tort. On se fixe rendez vous tôt le jeudi matin vers un village de la banlieue nord car l’UEFA a eu la judicieuse idée de placer l’horaire du match à 18h15. L’équipage est constitué de Mr O., du boulet de service, Mr Fa, celui qui perd les papiers d’identité des autres, et Mr JL et Mr Wi, qui d’ailleurs en possède une, cela ne s’invente pas.
On arrive légèrement en retard sur l’horaire fixé car les embouteillages matinaux ont encore gagné. Heureusement que l’on avait vu large. On prend la direction de la A1 pour traverser un bout de Belgique, un autre des Pays Bas, pour finalement atterrir en Allemagne. Il fait bon, la fraîcheur du matin a disparu pour laisser place à un soleil radieux.
On édicte, du moins on rappelle les règles, un arrêt déjeuner prévu en Belgique car les Belges sont nos amis, ils parlent presque la même langue, pas de pause aux Pays Bas, ni en Allemagne car les pièges sont dangereux (les aires d’autoroutes) et on gare la voiture dans le parking visiteurs, histoire de retrouver la 206 en entière.
Le paysage défile, on traverse la France par le Nord, on connaît le chemin, plus on s’approche, plus on se sent seul au monde, ah, ça y est, on est en Belgique, cela se voit au revêtement insalubre de la route, on fait une erreur de casting qui nous coûte 15 minutes de ballade dans une vieille ville, où les panneaux qui annoncent la traversée des non voyants !
Juste au moment où l’on doublait notre première voiture de casuals, comme par hasard. On continue notre chemin quand l’heure de la pause déjeuner sonne, on commence à avoir faim, et soif. Au niveau de Liège, un centre commercial fera l’affaire. On se gare et on se dirige vers Pizza Hut mais c’est complet donc on change vite faite pour un espèce de Flunch self service. On rentre et on prend nos plats on se croirait en France, mais dès les premières échanges on est vite recadré, ils ont un drôle d’accent. Entre Mr Fa qui demande un plat qui n’existe pas, réclamant du poulet, la serveuse lui dit de répéter car elle ne comprend son accent. Normal y a pas de poulet mais des mignons de poulet Ce n’est pas la même chose ! On passe en caisse, elle rend la monnaie et en comptant déclare, voici les nonantes, mort de rire jusqu’à la table. Entre temps la carte de fidélité tourne entre chacun de nous. On est tous à table en train de dévorer nos pats, il en manque un, Mr JL qui croit que l’on habite ici. D’ailleurs, il a mis tellement de temps que l’on a tous fini notre repas quand il s’installe, sa déception est grandiose quand on lui annonce que les toilettes sont payantes. Comme aujourd’hui, c’est son anniversaire, il paie le café mais refuse d’aller le chercher, peur de ne pas savoir se servir de la machine. Mr O y va mais il tombe sur un autochtone irascible et raciste, l’envie de cogner et d’envoyer ce pauvre type à ses études le prend mais voilà, on a un match à voir donc pas de violence. On déguste notre café et on reprend la route. Tout va bien, la musique passe bien, Mr JL nous fait bien rire avec sa connaissance ridicule de l’Europe mais soudain c’est le drame, un ralentissement, on roule sur une file, un feu rouge, et surtout une barrière nous empêche de passer. 100 ans de déplacements, on n’a jamais vu cela. On attend, le boulet décide de sortir de la voiture, histoire de voir, personne ne bronche et la file d’attente s’allonge. 20 minutes plus tard, un vieux descend de sa voiture, et comme par miracle, le feu passe au vert et la barrière s’efface. On repart, on quitte les Pays Bas et ses barrières au milieu d’autoroutes et l’Allemagne se profile, et les embouteillages des grands bourgs nous retarde encore quand finalement, L’Arena se profile, du moins Gelsenkirchen. On arrive sur la fin de parcours dès que l’on voyait une voiture immatriculée en France, on scrutait l’intérieur pour voir les occupants. On se dirige vers le parking 7. La présence de la Polizei prouve que c’est là que l’on doit rester. Or, les parisiens ne font rien comme les autres, on quitte l’endroit pour se promener mais le Zentrum est loin donc on revient sur nos pas, on en profite pour prendre des photos du SCOUB, on se dirige vers notre entrée et là, c est le drame, on apprend les mesures draconiennes des autorités allemandes, ils veulent que l’on se déshabille lors de la fouille individuelle. OH, MAIS CA VA PAS LA TETE ! On est où là ! Bien sûr, la plupart n’obtempèrent pas, donc on va attendre sous les yeux ahuris des flics locaux dont de charmantes dames. D’ailleurs, on a des yeux que pour elles. On est tous amoureux ! La foule commence à s’agglutiner dans l’espace qui devient petit. Les casuals, presque les même de Sochaux, donc de bonnes têtes viennent d’arriver de la gare en bus escorté par les flics. On constate même la présence de certains ultras de Cologne qui racontent que les mesures prises sont inédites. La tension monte d’un cran, personne ne veut baisser son pantalon. Y A PAS MOYEN. Et GéGé, l’ami des RG prend le micro pour faire des annonces, genre la police est notre ami, or tout le monde sait que c’est notre pire ennemi, mais elle reste intransigeante, elle ne cèdera pas, une marseillaise est lancée. Même les invectives des locaux sous les cris de Deutsch Hooligans restent peine perdue. Le temps passe et rien ne change, les flics sont sûrs les nerfs, quand le miracle a eu lieu, ils cèdent enfin, rendons grâce à GéGé ! !
On pénètre rapidement, et c’est le choc, le stade est tout simplement magnifique et il est plein comme un œuf. C’est beau, c’est bien, vive l’Europe ! Des parisiens sont encore dehors lors du début mais le show commence et le capo sort une phrase exacte, PLG a mis une équipe moindre mais on s’en fiche, on n’est PARIS et nous supporters, on est motivés car c’est l’Europe !
PLG a aligné une équipe bien faiblarde
Landreau
Mulumbu, Mabiala, Traoré, Armand
NGoyi, Clément, Chantôme, Sankharé, Arnaud
Kezman
On est sûr de perdre mais on s’en fiche car on voit du pays, l’Europe c’est vraiment autre chose.
La partie commence sous la clameur allemande, c’est impressionnant quand ils s’y mettent mais nous, on est tous motivés et les chants sont bien repris dont un énorme « ALLEZ PARIS » sous les yeux médusés des locaux jusqu’au 1er but encaissé, un CSC d’école alors que la tribune se remplissait, enfin. D’ailleurs, Mr Kim fait son entrée. 1-0 pour Schalke 04, c’était prévisible vu l’équipe composée. Et une occasion en or ratée par Kezman, sur la relance, les allemands déroulent, ils ont l’air facile, et le second but vient encore plus refroidir l’ardeur des parisiens. Le noyau dur continue son travail, et parfois, on atteint des pics de folie. On perd mais on chante encore et fort ! UND TOR ! DAS TOR et le public glousse de plaisir, c’est impressionnant ce grondement. C’est déjà la mi temps et 2-0 pour les allemands plus puissants, plus réalistes. On a l’impression qu’ils n’ont pas transpirée.
Trouvaille allemande, quand on prend un truc à manger, on dispose d’une carte de crédit dont on a versé de l’argent au préalable, cela évite les rendus de pièces de monnaie, perte de temps considérable. Ils sont vraiment forts ces allemands !
Rien ne change vraiment, on assiste juste à la rentrée de Shako mais pas de nouveauté dans le jeu. On est largement dominés.
Le troisième but va conclure une belle action qui va encore plus ternir cette soirée.
3-0, le score est sans appel. Heureusement Chantôme va réduire le score et surtout sauver l’honneur. Au final défaite, 3-1 !
De notre côté, on continue à mettre l’ambiance dans notre carré d’un soir. Un petit craquage de fumi fera hurler de haine les tribunes allemandes. Et au coup de sifflets, les joueurs viennent nous voir, histoire de se rendre compte de l’engouement que ce déplacement avait suscité. On leur rappelle l’importance de l’échéance de dimanche contre l’ OM.
En tribune, au moins les fans du PSG avaient envie de jouer à fonds ce match. Donc, MERCI Paulo d’avoir aligné une équipe qui puait la défaite avant même le début du match. En conclusion, c’était un très bon déplacement sur le territoire allemand dans un magnifique stade avec une caisse de résonance merveilleuse. L’Europe, c’est vraiment un autre monde !
Les joueurs
Landreau, sans lui, l addition aurait pu être plus lourde,
Mulumbu, naufrage à un poste qui n’est pas le sien,
Traoré, il a sombré dans la médiocrité,
Mabilia, trop limite techniquement et physiquement, auteur du CSC
Armand, prestation neutre, néant complet en phase offensive,
Clément, trop de dépenses inutiles à colmater les faiblesses de ses coéquipiers,
NGoyi, a-t-il joué, on ne l’a pas vu !
Sankharé, rien de bons,
Chantôme, seule satisfaction
Arnaud, il a servi à rien, dommage il se blesse,
Kezman, trop isolé, ce n’est pas ce soir qu’il a marqué des points.
Ainsi, quoi qu’il en soit, PLG et ses troupes doivent maintenant se concentrer sur le classico de dimanche face à l’ennemi héréditaire, Marseille. D’ailleurs
On patiente dans le stade, en attendant que les flics nous libèrent, on se moque des locaux, soit parce qu’ils sont décorés des pieds à la tête, soit elles sont moches.
Dans les coursives, on attend encore un peu, et hop, on sort enfin mais devant l’affluence des indép.’, la police nous fait encore attendre. Les messages de notre ami, GéGé, des RG ponctuent cette attente. On doit attendre que les bus des associations partent pour regagner nos véhicules particuliers. Y a du monde qui est venu en indépendant. HALLUCINANT.
On effectue le plein de gazole pour le retour en France à quelques encablures du stade et direction Paris en faisant le chemin inverse, du moins presque car on a du mal à retrouver l’autoroute.
Enfin, sur la route du retour, rien ne se passe sauf un flash aveuglant, une lumière rouge venu de nulle part. On s’arrête juste pour manger un petit en cas et hop, on reprend la route, ah, la France se profile, on passe la frontière et nos amis la douane nous dise de ralentir un peu, histoire de nous parler :
- « 1-3, 1-3, défaite 1-3, bienvenue chez les tchis ! »
Vraiment un imbécile ce douanier à la bacchante ridicule un vrai nordiste, vivement un Lens/PSG de folie.
On finit le périple du jour qui nous a fait traverser 3 pays, tout cela pour un match de foot !
La région Ile de France arrive assez vite et on dépose chacun à des endroits différents. Juste un mot de conclusion, Faites nous REVER contre Marseille !