Cr Auxerre-PSG 13/12/08

Publié le par Mr O

                                                                LE PIRE DEPLACEMENT

 

 

Samedi, on visite la capitale de la paysannerie française, Auxerre, ce déplacement est court, vu la distance qui sépare les deux villes. Et c’est pourquoi, il est facile de monter un équipage. Le seul hic, c’est que l’on évite d’aller dans le parcage, car il est petit et surtout il se remplit vite. Notre seule chance, c’est la désertification de ce stade, donc, on peut prendre des places dans la tribune à proximité du parcage parisien.Et déjà, 1ère erreur faite par le boulet, il prend les places dans la semaine précédent le match, en tribune haute à un prix prohibitif. Ainsi, on la comprit, ce déplacement sera une succession de faute de mauvais goût.

La proximité du voyage nous permet de partir assez tard de la capitale depuis le point de rendez traditionnel, devant l’église au Parc. Chacun a ses occupations avant cette excursion bucolique : certains vont travailler, d’autres vont remplir leurs devoirs paternels, et le dernier va glander toute la matinée.

On quitte plus tôt que prévu, c’est bien mais un coup de fil d’alerte change les plans, pas de bus pour Mr C, appelé aussi Mr 100%. Il ne peut pas venir car pas de bus. Pas grave, Mr O. se dévoue et passe le chercher, on va être en retard mais il a prévu Mr F. donc il attendra.

Sur le chemin, il pleut, il pleut et il pleut encore. La circulation est dense en cet avant dernier samedi avant les fêtes de Noël. Mais on se faufile dans la circulation avec une facilité déconcertante, à la limite de l’excès de vitesse. On bat des records pour rejoindre le point de rendez vous.

Il est 16h10 quand on se gare, à une place idéale sans avoir fait le tour du quartier. Mr O. en profite vite fait pour se sustenter tandis que Mr Ce va à la tirette. On se rejoint devant l’église et stupeur, Mr F n’est point présent. L’horreur à l’état pur, comme il n’a pas de portable, comment va-t-on faire ? On s’interroge du regard. Et les 1ers appels fusent, on téléphone à Miss C, on téléphone à Mme Ma mais quid, que des mauvaises nouvelles. On se décide d’un commun accord, d’une attente de 30 minutes, ensuite, on rentre. Quand soudain, le mobile vibre, c’est le numéro du boulet qui s’affiche. DONC IL EST CHEZ LUI ! L’IMBECILE !!!!

Il avait deux options, soit il attendait, soit il rentrait chez lui et le boulet a pris la plus mauvaise, la plus stupide, la plus incohérente, la plus conne, en 150 ans de déplacements, on n’a jamais connu cette situation. On a envie de tous laisser tomber, de rentrer AT HOME, dans nos pénates mais la raison de notre amour pour le PSG l’emporte, on y va, on passe chez lui, voilà comment on change de rendez vous. Pourtant c’était simple comme bonjour, il suffisait d’attendre sachant que l’on venait, il faudrait qu’il prenne des cours de sémantiques car il y a une différence majeure entre on arrive mais en retard et on ne vient pas du tout. A MEDITER pour le prochain coup. Et rebelote, on repart vers le sud de la capitale sous la pluie, encore la pluie. On fonce rapidement vers le nouveau point d’extraction, un pont, où parfois des canards sauvages se baladent. D’ailleurs c’est un temps pour eux. On arrive, l’équipage est maintenant au complet. Les explications données ne valent rien, le mal est fait. Mr O. a autant roulé que s’il avait pris sa voiture pour rejoindre la Bourgogne. La prochaine fois, le rendez vous aura lieu chez lui. CHICHE.

On décolle vers l’eldorado du jour, le stade de foot de l’AJA comme disait une copine. Il pleut, encore et on va devoir battre des records pour rattraper le retard même si on sait pertinemment qu’il ne se rattrape jamais. Heureuse ment que ce n’est pas très loin, et comme par deux fois par le passé, dont une fois déjà, Auxerre, on va rouler rapidement sous la pluie.


On en profite pour appeler un contact, on lui signale que l’ON SERA EN RETARD, PAS BESOIN D’ATTENDRE, il a compris, il signale juste qu’il pleut, il est 17h00, on partait juste de Paris alors que lui arrivait sur Auxerre.


On bat des records quand se profile la fin de l’autoroute, et son passage au péage, on fait vite, évitant la fouille effectuée par les forces de l’ordre. Et là, c’est encore le drame, évitée de justesse, Mr O précise de prendre un raccourci alors que Mr F, très en verve voulait se garer à TATOUINE, on va finalement prendre le chemin malgré les erreurs de pilotages du boulet, merde, il est amoureux ou quoi ? Et un sens interdit plus tard, on est finalement garé, arrivé à bon port. On se précipite vers l’entrée du stade, des places sont encore en vente devant le guichet principal. Chemin faisant, Mr Ced achète à manger, ce dernier geste anodin, même s’il a fait vite, va entraîner le retard. C’est clair, on est en retard. PAS D’AVANT MATCH, c’est triste !

On passe les contrôles, sans être contrôlé, sans être fouillé, cela a du bon de passer en mode incognito, en fait, et le stade explose de joie, les joueurs du PSG ont trouvé cela drôle d’ouvrir le score alors que l’on était à peine installé. 1-0 au stade d’affichage, qui va bugger puisqu’il va annoncer des chiffres erronés.

On pénètre dans le haut de la tribune, on y voit mieux, c’est sur. On constate toujours la même chose, cela devient récurent, un stade à moitié vide et surtout beaucoup de fans de paris éparpillés dans le stade.

PLG a conduit une formation évoluant en 4-4-2, cela devient une habitude. En effet, il ne change plus son système.

Donc, d’entrée, un but parisien réchauffe l’atmosphère, car on est plus proche de la Sibérie que des plages de Copacabana. Les auxerrois ne réagissent pas ou peu, d’ailleurs un second but va crucifier les icaunais. Toujours le même ! Un but ronaldhinesque après un slalom dantesque. Auxerre - Sessegnon 0-2, la première mi-temps, tranquille pour les parisiens s’achève sur le score de 2-0.

Retour après la pause citron, pas de révolte auxerroise, il n’y a aucun danger. Cela dure un moment quand soudain, les locaux se réveillent, une parade de Landreau et la barre tranversale plus tard, le score reste inchangé. Un troisième but n’est pas bien loin puisque Paris commence à avoir des occasions franches. Mais le 3 eme but du match sera auxerrois puisque l’arbitre siffle un penalty, sanction ultime à cinq minutes de la fin. But pour l’AJA. 2-1 pour Paris, mais il est trop tard, le PSG s’impose 2-1 pour la plus grande joie de ses nombreux fans qui ont envahi Auxerre, la paisible.

Maintenant, tout le monde le sait, l’équipe de la capitale est solidement installée dans le haut du tableau.
Dans le stade rempli de parisiens, la tribune away est pleine à craquer, il ne tarde pas à s’enflammer puisque les buts se suivent. Un chaos règne dans la tribune, cela se voit, puissance pyrotechnique et cela s’entend, puissance vocale. Placé en tribune vaux haute à proximité des fans de la capitale, on sera juste dérangé par un stadier récalcitrant. Il nous demande de nous asseoir, la meilleure des réponses sans envenimer les choses est de l’ignorer. Il appelle des renforts qui ne viendront jamais.

Tellement le stade sonne creux, on aurait du faire le tour à l’ancienne, suivre l’attaque parisienne comme à Epinal, l’an dernier. D’ailleurs, sur le second but de Sessegnon, on a eu l’impression de jouer à domicile, tellement de gens ayant manifesté leurs joies. Impressionnant le nombre de parisiens éparpillés dans le stade.

A la fin du match, on peut voir de gros sourires sur le visage de chacun, le haut du tableau redonne du baume au cœur à tous.

Les joueurs viennent remercier (Traoré, Armand, Rothen, Clément, et d'autres). Ils auront tous droit à leur ovation. Des jets de maillots seront effectués cela entraînant des incursions, bon esprit, sur la pelouse.

 

Les joueurs

Landreau, il a une bonne détente et la main ferme,

Cearà, bonne prestation

Camara, solide

Traoré, parfait sauf la faute sur le penalty

Armand, concentré

Makelele, ENORME, placement intelligent et influence positive

Clément, match plein, infatigable,

Sessegnon, PARFAIT

Rothen, mieux

Giuly, pas trop vu

Hoarau, discret

On quitte le stade avec une pensée pour les paysans, il leur faut du courage parce que ce n’est pas plaisant de voir autant de supporters adverses. On regagne la voiture rapidement, on passe faire le plein de gazole pour rentrer et surtout établir les comptes. On se dirige vers le centre commercial mais le boulet en état léthargique, se trompe encore hésitant à prendre le chemin indiqué par Mr O. On fait un rapide demi-tour et hop, on oublie les péripéties de la journée. NON, CAR LE PLUSDROLE EST ENCORE À VENIR. Donc, on rentre vers la capitale aussi vite que l’on est venu, petit changement, on n’est pas pressé. Pas de musique d’ambiance pour le retour, on écoute le match du soir, donc Mr O, en mode IPOD, récupère et ressasse sa journée. On arrive au fameux deuxième point de rendez vous. On se sépare, mais le voyage n’est pas encore fini puisque Mr O raccompagne Mr 100 %. Et, le déplacement est GRATUIT puisque Mr le boulet, honteux de son comportement de la journée, n’a pas daigné nous demander de le régler, EST IL VRAIMENT MALADE OU PIRE AMOUREUX ?

On vote bien sur pour la gratuité partielle, puisque pas d’avant match, arrivé en retard, raté un but, cela mérite un geste !

 

 

 

 
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