Cr PSG-Saint-Etienne vu des tribunes
UN PUR MOMENT DE BONHEUR
Les samedi se suivent et se ressemblent, le match de football demeurant le fil rouge de la journée qui commence dès le matin. Pourquoi rester à glander au lit, allons travailler, récupérer de l’argent en effectuant des heures supplémentaires. Vite fait, bien fait, on effectue les taches habituelles assez rapidement car on a accepté une autre mission : acheter des composants informatiques sur Paris, Rue Montgallet, le paradis fiscal des produits sacrifiés.
Le timing est parfait, il est à peine midi, on rentre pour déjeuner et on fonce ensuite vers la capitale. Le voyage demeure agréable, tout en musique douce, on arrive rapidement à proximité du stade, on gare sa voiture intelligemment pour déposer les achats du jour et surtout pour repartir rapidement, le match terminé.
On se dirige la station de métro, Porte de Saint Cloud, le quartier témoin d’un match futur commence à s’animer. Les premiers fans de Paris déambulent mais ils ne sont pas seuls, déjà la police quadrille le quartier. Les riverains vont encore se plaindre mais c’est leur problème, cette nuisance pour certains et une jouissance pour les autres.
Devant le guichet, les tickets de métro ne fonctionnent point, il est très loin le temps où frauder était une seconde nature, donc on se dirige vers le guichet où le préposé délivre un autre billet : direction, Montgallet avec la liste des choses à acheter.
Plus on approche de l’eldorado des produits informatiques, plus la population du métro change, en effet, c est fou ce que les gens s’identifient aux quartiers traversés. On a l’impression de parcourir le monde.
On arrive devant les devantures et le cœur palpitant, on pénètre dans l’antre du dragon, on n’est pas dans l’arrière boutique d’un magasin de Tokyo, mais on est juste en plein cœur de Paris, au paradis de l’informatique. On énumère la liste de ses achats et on prend les produits contre de l’argent, jusqu’à là tout va bien. Il reste encore quelque chose à prendre, on téléphone aux lyonnais pour un avis sur le dernier produit, et c’est le drame, quand on lui annonce le montant de la facture. Les prix ne sont pas du tout les mêmes que ceux annoncés et le plus commence, il va falloir commercer le dernier achat. Mais le mode négociation échoue. Ainsi, peine perdue, on obtient à peine un montant dérisoire sur 350 euros en liquide. Y en a marre, on veut quitter ce communauté informatique pour retrouver celui du football, un autre monde. On hésite pas à acheter de quoi manger dans un supermarket du coin et là, on discute avec une vieille, à son initiative, pourquoi faut il que cela tombe toujours ainsi.
Enfin, on file vers le métro, il est déjà rempli de fans de PSG dont un groupe chante allègrement et fort, cela incommode certains passagers mais c’est samedi soir de match. On a droit à tout le répertoire du parfait supporter.
Et une phrase pleine de bon sens va être lancé, une station avant le terminus, Porte de Saint Cloud « encore un arrêt et tout sera fini » sous l’air des lampions. Bien entendu, cela déclenche l’hilarité générale.
Enfin, on arrive, tout le monde descend et hop, il fait déjà nuit, pas de rendez vous donc, on se dirige vers la voiture pour déposer les achats, objets assez encombrants. Et vite fait, on revient sur nos pas, pour finalement atterrir devant notre tribune.
On pénètre dans l’antre du diable pour une nouvelle aventure…
On s’installe, le stade est comble, il est rempli comme une fosse à purins.
Ca sent le tifo grandiose, vu le matériel gisant partout.
L’équipe va jouer avec Clément, incertain et Hoarau dans le groupe, dans un dispositif sans surprise.
Les joueurs rentrent sur la pelouse et là, spectacle dans les tribunes où les animations vont être nombreuses. Les tribunes vont s’embraser, le feu est de mise, on dirait un volcan qui entre en irruption, joyeux bordel dans le stade : fumis, pétards et fusées sont de sortis. Et ce n’est pas fini, le craquage va continuer, illuminant et enfumant le stade, pendant un moment après le coup d’envoi. C’est beau, c’est grandiose, c’est PARIS.
Sur le terrain, le PSG presse d’entrée, et le premier raté est l’œuvre de Peggy. C’est commence vite mais soudain, c’est le drame, Sessegnon, le magicien, s’illustre en jouant au vengeur masqué, il doit prendre un rouge, synonyme d’expulsion mais l’arbitre n’en fait rien. OUF, sauvé par l’homme en noir, pour une fois. La partie continue sous de bons hospices puisque les parisiens vont ouvrir le score par Sakho, le défenseur intraitable qui monte en puissance. 1-0 pour le PSG, pour le premier but de cet espoir.
Depuis le début, l’ambiance est excellente avec des poussées dignes des grandes soirées européennes. Et l’ouverture du score va entraîner un sentiment de chaos mais l’égalisation des stéphanois sur une action anodine va refroidir les travées et c’est du coté de la tribune que les délires montent d’un cran. 1-1, dommage, le PSG se laisse attirer et boum, les visiteurs en profitent. Mais heureusement, la bonne étoile règne sur le Parc, puisque sous la poussée du public, le PSG va reprendre l’avantage, MERCI CLEMENT ! Effectivement, encore Clément, comme l’an dernier. Décidément c’est le jour des premières, deux joueurs ont ouvert leur compteur but, cette année. 2-1 pour le PSG.
On respire, profitant de la pause pour se reposer. Et le challenge Orange fait passer le temps, les joueurs qui tirent face à Auteuil, la plupart montre leurs maillots fétiches et sans surprise, c’est celui de Paris. C’est beau, cette ferveur même chez les plus jeunes. Mais le meilleur reste à venir, le dernier tireur nous gratifie d’un élastico que Ronnie n’aurait pas renié, geste technique avec un petit pont, s’il vous plait. Il aura l’ovation qu’il mérite !
Coté visiteurs, on est un peu déçu par les stéphanois, on les a connus meilleurs, et malgré un tifo d’envergure, on les a à peine entendu. On a même constaté un vent de gaz lacrymogène, flotté vers Auteuil puisque les CRS, présents en tribune, interviennent.
Retour de pause, et les parisiens décident d’attendre les stéphanois et le stress du résultat commence, on se ronge les ongles donc, l’ambiance retombe mais cela reste correct. Dommage car grâce à une victoire finale, le PSG passe deuxième, incroyable ! Les offensives des visiteurs demeurent timides et les opportunités de marquer un but sont parisiennes. Et l’arbitre va encore s’illustrer en n’expulsant par Makelele, auteur d’une faute grossière et surtout dangereuse. OUF de soulagement ! Et le résultat ne va plus changer, victoire finale 2-1 et trois points en poche. A défaut d’être spectaculaire, le PSG affiche une solidité défensive et engrange que du bonheur. On est deuxième, KESKIA
Et dire que les matchs vont enchaîner, dès mercredi, en coupe d’Europe, contre Wolfsburg.
C’était une grosse soirée comme on aimerait en connaître tous les week ends !
Les joueurs
Landreau, tranquille
Cearà, solide
Camara, rassurant
Sakho, impressionnant
Armand, normal
Sessegnon, attention
Makelele, bon match
Clément, parfait, énorme
Rothen, courant alternatif
Giuly, fatigué de Nantes
Luyindula, actif
On quitte le stade en chantant, du bonheur, plein les yeux, on n’a plus de voix mais c’est bien, très bien. On regagne la voiture, prêt à partir mais les affres du stationnement en ont décidé autrement, le véhicule étant serré contre un string, pas de place devant, ni derrière, on commence à manoeuvrer, lentement et sûrement, quand les propriétaires arrivent, ils osent même regarder si on n’a point abîmer leur véhicule mais la maîtrise a été totale.
On rentre, le sourire aux lèvres, mission accomplie sur toute la ligne.
TOUS A GRENOBLE pour découvrir un nouveau stade, une nouvelle ville, de
Nouveaux supporters.