Cr FC-Metz-PSG 15/05/06
Retour vers le futur………
Le dernier déplacement de la saison nous entraîne vers l’est de la France,
une région accueillante et chaleureuse. Il faut en profiter car les temps
sont durs, car Metz et Strasbourg rejoignent la Ligue 2. Ils n ont que ceux
qu’ils méritent, comment peut-on bien jouer au football dans des régions
aussi polaires. Dans ces conditions, la sanction est immédiate et sans
appel. Ainsi, nous n aurons plus à nos déplacer dans cette région frileuse
en plein hiver (n’est ce pas la LNF !)
On innove pour ce voyage éclair en terre messine, l’équipage du jour est
réduit à sa plus simple expression,, c est le strict minimum, MR O. est le
seul du voyage, normal, c’est lui l’organisateur. Et bien que le match
demeure sans enjeu, cela reste une rencontre à proximité de la capitale.
Chacun a trouvé une excuse, la plus mystérieuse concerne celle de MR Fab.,
il est où le temps il téléphonait le matin, ne sachant que faire de son
samedi soir, et hop, on se retrouvait à Nancy dans la foulée, pour un match,
Nancy/PSG. En effet, qu’a-t-il d’autre à faire un samedi soir, à part,
assister à un match du PSG ? Il a vraiment changé, vous connaissez la
suite,…
MR Ce et Mme Ma, pas encore remis de son entorse de la cheville, n’ont pas
voulu faire le voyage à cause du travail, c’est dur de bosser le samedi et
n’évoquons le cas de Miss C, elle n’est pas là, et on n’en sait rien du
pourquoi et du comment !
Donc, il a fallu chercher des substituts, chose aisée car le club de la
capitale attire beaucoup de monde, toujours beaucoup de monde.
On va les appeler, Mr Blue, Mr Orange, Mr Blond, Mr White, tous sont abonnés
au Parc sauf Mr Blond donc Mr O a été obligé de récupérer une carte de
l’abonné, on ne sait jamais.
Le point de départ est fixé dans la semaine, ce sera une gare RER à l’Est de
Paris vers 12h30.
Mr O arrive rapidement à destination avec quelques instants de retard à
cause des fameux embouteillages sur la route.
Ah, le voyage peut commencer et notre nouvelle aventure du jour avec. De
quoi, parle-t-on de football, de déplacements, nos histoires personnelles
mais cela va bientôt déraper car la cargaison d’alcools est pleine à
charger, c’est sur, personne ne va mourir de soif. Et à force de boire, les
sujets dérapent, le ton se hausse et les chamailleries débutent. Le périple
continue, heureusement la musique fait passer le temps et les coups de fils
blagueurs aux différentes filles connues par chacun. Un célèbre morceaux
musical est repris en chœur par la voiture, surtout le refrain arrangé à la
sauce anglaise : la, la, la, David Bechkam is Capitain of England, la, la,
la. Au passage du 1er péage, la guichetière est tellement mignonne que
chacun y va de son commentaire, on en profite car les Josiane ne sont pas
toutes aussi fraîches et charmantes. Mr O lance un tonitruant à ce soir,
car derrière les voitures s’agglutinent, à la limite de l’utilisation de
l’avertisseur sonore.
Au moment de doubler des voitures potentiellement ennemies, les passagers du
jour jouent à effrayer les gens, c’est fou comme le temps ne change pas car
même les habitués font pareils.
Surtout, une voiture allemande, avec des mecs, plein de tatouages
effrayants.
C’est l’heure de s’arrêter, manger, sur une aire de repos, Mr O a amené un
ballon et hop, c’est parti, deux équipes, un ballon, un bout de terrain et
on a recréait le Parc des princes, le temps d’un instant. Les tacles volent
haut et les coups sont de sortis, normal, qu’est ce qui a , on est de Paris,
les gens nous observent d’un coin de l’œil, ne soyez pas effrayer, on ne
vous veux pas de mal, quoique la petite blonde assisse, merde, on n’a pas le
temps !
Juste avant de repartir, Mr Orange aidé par MR Blond prépare la mixture qui
déchire, MR O espère juste que le jus d’orange ne sera pas frelaté, il en garde de mauvais
souvenir la veille d’un autre déplacement.
Or, on découvre une nouvelle fois que nous ne serons pas seuls puisque un
autre groupe arrive, Papy et ses petits amis, juste le temps de se
rafraîchir, de boire un coup, et on repart sur la route. Les délires
continuent, le fil rouge, ce sont les appels passés aux connaissances de
chacun. Le temps passe et on s’arrête encore une fois, on ressort le ballon
et c’est reparti pour un football sauvage sur le bitume. L’alcool ayant fait
son effet, les échanges sont moins tonitruants par contre la joute verbale
continue surtout quand une charmante femme passe !
Nous ne sommes plus loin, on arrive dans les faubourgs de Metz, il est tôt,
on gare la voiture à proximité du canal qui longe le stade et hop,
direction, le centre ville ! Les compagnons de voyage ont peur, ils pensent
que le la ville est éloigné, vu l’état de certains, c’est compréhensible.
C’est une 1ère pour tous, MR O les rassure, c’est va bien se passer, comme
si c’était le chef de la meute.
On a tous besoin de se défouler, sûrement le fait de rester assis trop
longtemps, on décide de jouer comme à la maternelle, à tous contre un, la
cible idéale est MR White, qui discute depuis un moment avec une fille qui a
accroché auparavant au jeu du mobile. Cela énerve tout le monde donc on
l’attrape et il est jeté à terre, une mini mêlé se forme, il manque juste un
ballon ovale, les gens sont ébahis, genres interloqués, la dispute se
prolonge sur la route, les voitures s’écartent prudemment. Et, soudain,
c’est le drame, on vient juste de remarquer que MR White est maculé de boue
comme un vulgaire SDF, le sol était trempé, l’herbe fraîche de la rosé du
matin. Et, on pénètre dans le centre, et comme dit la chanson, quand on
arrive en ville, les gens changent de trottoirs. On est cinq, on fait peur,
pourtant, personne ne porte des habits à l’effigie du PSG, à part, MR Blue
qui s’est vêtu comme un parfait hools ; il ne lui manque plus que les gants.
Lorsque l’on rencontre notre 1er groupe, cinq comme nous,, tous se jaugent
du regard, prêt à en découdre. Mais, rien ne se passe, pourtant, ils avaient
l’allure, et ils ne sont pas des notres, malgré leurs apparences. On
continue, on arrive dans un coin et chacun s’arrête pour uriner sur la voie
publique face au grand jardin, à coté de l’entrée de la rue piétonne. Le
chef du groupe, précédemment cité, se rapproche de MR O et lui glisse un
mot qui aurait pu déclencher une rixe vite fait bien faite. Mais peine
perdue, cela ne valait pas une excitation quelconque. Juste un brin moqueur
de leur part.
On arrive enfin sur la rue piétonne, à la recherche de hools ou d’un
quelconque cortège. On piétine, on s’amuse encore à se battre en pleine rue,
les gens s’écartent comme si c’était normal. Pas de voitures de flics et
même pas en tant que piétons.
On se pose un instant, on scrute les gens, histoire de voir ceux qui veulent
se taper un instant avec nous, mais personne et pas de traces d’une
concentration de parisiens. Juste quelques petits groupes ici et là,
parsemés. Mr White, le spécialiste passe les coups de fil adéquats mais la
plupart des ces amis sont encore dans les autocars, donc pas encore arrivés
sur place. On prend notre mal en patience et c’est reparti pour une petite
baston entre amis, faute d’adversaires. Bon, il est l’heure, on décide de
partir vers le stade. Chemin faisant, on tombe sur ceux que l’on cherchait,
cinq racailles, habillés fashion victime, qui nous jaugent du regard. Des
regards haineux sont échangés, mais peine perdue, ils changent de direction,
prenant une rue perpendiculaire. On avance, quand soudain, on voit qu’ils
reviennent sur leurs pas et nous dépassent allègrement, là, c’en est de
trop, il va se passer quelque chose. Un coup de sifflet retentit et ils se
retournent, la confrontation va avoir lieu. Et les discussions commencent,
pourquoi, t’as fait ceci, pourquoi t as fait cela, on aime pas que l’on nous
regarde comme cela, le ton monte un peu et quand ils apprennent que l’on est
de Paris, cela se calme vite fait, comme par enchantement. Ce sont des bons
à rien même l’insulte suprême de MR White ne les fait pas réagir :
« On va pas se battre contre cela, ils ne valent même pas la peine, on a
les même à Paris ! »
Cette phrase clôt la dispute où la moindre étincelle aurait pu déclencher un
cataclysme. On se dirige alors vers la voiture, histoire de régler les
derniers détails, surtout prendre les affaires pour le match. Au retour, sur
la route qui mène au stade, on tombe sur le cortège des Boys, dans la
foulée, on se joint à eux ! MR White retrouve des compagnons de route. On
les suit, les pas s’accélèrent, quand on arrive devant le barrage des CRS,
quelques tentatives pour le percer mais en vain car les forces de l’ordre
veillent au grain et des coups sont échangés rapidement, on se dirige alors
vers notre tribune. Ouf, enfin, au stade, on patiente quelques instants
avant de décider de rentrer.
Aux guichets, deux entrées, une pour Auteuil à l’étage et l’autre pour
Boulogne, on choisit tous d’aller en bas, donc MR White achète les cinq
billets pour tous.
On passe le guichet et on entre dans l’arène, nouveauté, le détecteur de
métaux, oui, c’est bien la machine infernale qui détecte même la puce mise
dans les cerveaux. On y passe un par un et comble de l’ironie, MR O. est à
peine fouillé. On pénètre enfin dans la tribune et on s’installe en bas sur
la gauche, troisième rang.
On attend plus que le début du match, les chamailleries recommencent,
quelques bousculades sur place, on attend plus que le coup d’envoi, juste
quelques railleries envoyées aux pauvres messins qui vont retourner aux
joies et malheurs de la Ligue 2.
Le match commence et c’est triste à dire et à écrire mais le niveau est
faible. Normal, vu la composition de l’équipe parisienne, comment veux tu
marquer un but avec un groupe pareille !
Il a manqué de la folie dans ce match sans enjeu. Messins et Parisiens
auront longtemps offert un jeu stéréotypé sans aucune créativité. Même si la
seconde période aura été de meilleure facture, cette rencontre ne restera
pas dans les annales. Triste à voir Déjà relégué en Ligue 2, Metz a terminé
cette bien triste saison par une victoire face au PSG 1-0. Dans un match
très peu animé, les Lorrains ont dû attendre les dernières minutes de la
rencontre pour faire la différence sur un coup franc à l’entrée de la
surface, même MR O la met au fonds des filets.
Mais revenons sur la prestation des joueurs :
Alonzo : match assez tranquille le capitaine parisien. Quelques arrêts "à la
Jérôme" bien effectués et aucune difficulté dans les airs. Sur le coup franc
victorieux, mauvais placement mais on l’excuse, c’est Jérôme !
Mendy : il a navigué entre deux eaux. Par moment, mauvais, manque de
concentration et placement aléatoire, et d’autre bon, défendant
vaillamment. Bref, du bernard, quoi !
Rozenhal pas été étincelant. Heureusement son placement le sauve, mais ses
relances, une catastrophe. Devrait monter plus souvent !
Badiane : correct dans l’ensemble mais sa faute amène le but, dommage…
Haddad : sorti prématuré sur blessure, à en pleurer car il avait montré de
belle chose avant, tans pis, car son aisance technique était intéressante à
voir.
Armand : remplacement de rudy mais quid, on a mis une heure à se rendre
compte qu’il jouait, et c’était trop tard….
Dramé : Bonne prestation, l’un des rares satisfactions du match. Présent
dans les duels et à la relance or offensivement, tous reste à faire….
Cissé : depuis quelques matchs, il tient la baraque au milieu, un ton en
dessous des dernières prestations…
Mbami : heureusement que physiquement, il tient la route car sinon, à part
cela, rien…
Ragued : le cousin à landrin, il sert à rien sur le terrain et a semblé
perdu…
Rothen : d’une faiblesse, aucun bon centre, rien, à oublier….
Pancrate : n a pas pu faire oublier le serial buteur suspendu malgré une
frappe sur la barre, beaucoup de dépense d’énergie mais rien à l’arrivée,
n’est pas pedro qui le veut….
L’ambiance, bonne enfant avec des chants sporadiques, on sent la fin de
saison, tellement c’était pas terrible, les gens de Auteuil ont trouvé un
nouveau délire, il simule une joie comme s’il y avait but ! Une fois cela
passe, mais la répétions n’est pas de bonne aloi, cela devient lourd à la
fin.
Quelques chants en guise de remerciements fusent mais sans plus, si, juste
une acclamation envers Letizi, avec un Rothen, chef d’orchestre. On s’en
moque du résultat car depuis une semaine, on a tous la banane, la victoire
contre l’ennemi héréditaire devant toute la France, quel pied énorme. Donc,
une défaite de plus ou de moins, peut importe, pourvu qu’il y ait
l’allégresse.
Quand soudain, l’arbitre conclut le match et la saison, à oublier pour les
deux clubs à des degrés moindres. Et que fait-on à la fin d’un dernier
match, les messins envahissent le terrain, les parisiens assistent à ce
déploiement sans broncher. Les ennuis vont débuter quand les 1ers fans
arrivent devant la tribune visiteurs, et c’est à celui qui montre son
fondement le plus longtemps possible, c’en est de trop, une forte poussée
d’adrénaline oblige les fans parisiens à réagir mais c’est trop tard, les
flics envahissent le terrain et les lapins grenat détalent comme des
vauriens. Même une pauvre pucelle, à peine des poils sous les bras, exhibe
un drapeau qui insulte le PSG et tout ce qui l’entoure. Même réaction, mais
elle a vite fait de ranger sa fausse écharpe. La pelouse se vide un peu,
petit à petit, et que voit- on à l’horizon, un mec à terre, on se dit,
tiens, les flics ont enfin réussi à en attraper un, le pauvre ! Ben, non,
banane, ils font comme nous en centre ville, ils se battent entre eux faute
d’adversaires, ils sont aussi cons que nous ! La petite attente habituelle
du samedi soir, on a tous le sourire à la vue des résultats de la soirée,
l’ennemi héréditaire reste sur le carré et ne jouera pas la coupe d’Europe à
moins de passer par la Toto.
Ah, enfin, on quitte le stade, encore un moment d’attente pour rejoindre la
voiture, mes compagnons du jour sont satisfait car ils vont retrouver
Poliakov, Mr O. pense à un ancien joueur de football venu de l’Est. On
commence à s’habituer à ce petit jeu, c’est pour assurer notre sécurité,
comme si on avait besoin de cela, on est assez grand pour se défendre.
La grille s’ouvre enfin, les fauves sont libérés et direction la voiture
rapidement, pour certains, pour d’autre le centre ville pour régler des
comptes avec la faune messine. En fait, le nom inconnu, c’est une boisson
alcoolisée venant de Russie, de la vodka pure, rien qu’à l’odeur, on dirait
d e l’alcool 70°.
On fait le plein à une station inconnu des services, plus les calculs
scientifiques quant à la somme à donner, et hop, direction, la capitale.
MR O en profite pour utiliser son mobile mais personne au bout du fil, il
n’est en aucune façon tard mais marre de tomber sur les répondeurs
respectifs de Miss C. et celui de Mme Ced, on se demande ce qu’elles peuvent
bien faire à cette heure, tôt pour un samedi soir !
Personne ne dort car l’effet de la dernière bouteille sûrement quand vient
le moment de s’arrêter pour se ravitailler. Une station service ouverte,
quel bonheur, un café qui fait du bien, et là, c est le drame, des boys
arrivent en masse, de nulle part et investissent la place, c’est portes
ouvertes, le magasin se transforme en self service, que peut faire un pauvre
type contre une cinquantaine de gars ? Rien, à l’ancienne chacun y met du
sien et on ressort avec des sandwichs, des gâteaux, bref, cela fait du bien
de partager le butin récolté.
On repart car rapidement car on sent l’exaspération du pauvre type dans sa
guérite qui va pas tarder à appeler les flics. On file vers la capitale, les
discussions reprenant de plus belles. Arrivé au péage, la pauvre femme aux
guichets va se souvenir de notre passage puisque c’est elle qui va subir
toute notre frustration de la journée. Genre sans insulte mais style, t’es
belle, y a moyens d’avoir ton numéro et à la fin, on t’aime !
Enfin, les faubourgs de Paris, et c’est le moment de déposer chacun de nos
voyageurs, les 1ers MR Blue et MR Orange, ensuite, vient le tour de MR
Blond, celui qui a assisté à son 1er match, jamais été au Par cet encore
moins en déplacement, et le dernier, enfin, MR White, pratiquement sans
faire de détour puisqu’ils demeurent tous à l’Est de Paris.
Enfin, seul au monde, et MR O retourne dans sa bonne vieille ville de C.
pour un repos bienfaiteur.
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