Cr Valenciennes-PSG 12/08/06

Publié le par Mr O

Le déplacement du jour nous emmène dans le nord, terre hostile au PSG, en effet, il existe un syndrome : explication, peu de victoires que ce soit a Lille, la ville sans stade, Lens, et maintenant Valenciennes, la bourgade avec un stade qui ressemble à rien. En effet, les statistiques montrent que le voyage se passe souvent mal, en 8 matchs joués à Nungesser, le bilan est famélique : une seule et unique victoire, trois nuls et surtout quatre défaites !  Bref, le PSG a du mal et c'est incompréhensible, cela reste un mystère.Ce voyage va se préparer comme d'habitude lors du match précédant à la maison. Les petits détails seront réglés dans la semaine, malgré l'affolement de certains quant au quota de places allouées aux indépendants. En effet, on peut se considérer comme tels puisque personne ne nous dicte la conduite à tenir. Si on a envie d'aller voir un match, on fonce !L'équipage est composé de Mr O., de Mr C, de Miss C., de Mr F et la dernière recrue, Miss Bouchara., celle qui dort plus vite que son ombre ! Quelques retards à l'allumage des réacteurs, et la voiture peut décoller vers le Nord, de toute façon, pas de quoi s'affoler, à peine 2 heures de route et on arrive.Sur la route, beaucoup de monde, on se croirait presque en semaine, mais non, ce sont juste les touristes belges, allemands et hollandais qui rentrent chez eux après avoir dépensé leurs deniers en France, merci pour nous ! Et, soudain, c'est le drame, on doit s'arrêter sur une aire, c'est presque une 1ère pour un si petit voyage mais des relents de fatigue de la semaine et de la matinée (pour certains). Une apparition ou plutôt la rencontre avec un moine shaolin nous occasionne notre 1er rire collectif. Tout droit sorti d'un monastère, il semblait perdu dans la jungle de la civilisation, il ne manquait plus qu'un ballon, une équipe, un terrain de football et on se serait cru en plein Shaolin Soccer.Après un café et une collation vite avalé, on repart suivant le flot de voitures et les cars transportant les supporters (grâce a l'oil aguerri de Mr C) et chemin faisant, on double un drôle d'attelage : une voiture qui traîne un planeur, des voitures et encore des voitures.  On parle de tout et de rien, le temps est juste bercé par de la musique de jap animation. Arrivé au péage, on constate la présence de gendarmes bienveillants qui vont sûrement stopper et contrôler les fans de la capitale, peine perdue car Mr C, celui qui avait un sweat évocateur croise les bras dessus ! Le monde se divise en deux , ceux qui évitent les contrôles de police et les autres. Nous, on les évite ! Les faubourgs de la ville apparaissent à l'horizon, tout est rouge, surtout les briques des maisons, on approche de l'objectif, un passage à la Briquette, un tour de rond point plus tard, on stationne rapidement. Le stade se trouve un peu plus loin, au bout de la route.On suit le flot de la foule qui nous emmène dans un autre monde : Nungesser apparaît et déception totale, c'est tout sauf un stade football, il ne ressemble à rien et on voit les échafaudages, style montés à la va vite ! On se dirige vers notre tribune, scrutant la faune locale. Facile à reconnaître car c'est l'endroit où il y a plus de CRS au mètre carré. D'ailleurs on aperçoit notre égérie, celle avec les grandes oreilles, il y en a deux, une de chaque coté de la rue mais la seconde est vraiment une contrefaçon éhontée, elle est fonctionnaire chez nos pires ennemis, notre muse ne nous trahirait pas de la sorte. Et c est parti pour une nouvelle attente mais celle là vaut le coup, l'achat du sésame pour entrer dans le faux stade ! Les histoires vont bon train comme à chaque file d'attente : une personne âgé va jouer le rôle d amuseur public en interpellant tout le monde. Qui a une place en trop, histoire de ne pas faire la queue, à son age ! Ils étaient en train de négocier au alentour de 200 euros quand l'arrivée d'un cortège de parisiens bruyants ne troublent pas la sérénité de Mr O a réussi à se faufiler et passer le barrage des deux big Jim à l'entrée. Huit euros plus tard, on a tous rejoint le parcage après une fouille d'une dilettante incroyable. Ca sent le fumigène ! On pénètre dans notre no man's land et stupeur, c'est vraiment un stade de merde, ouvert au quatre vents, une pauvre tribune (style prison de verre), des pauvres supporters et surtout un pauvre temps médiocre ! Qui a dit que l on était au mois d août ? La tribune est divisée en deux parties et on s'installe coté Boulogne, du moins une grande majorité. 900 parisiens et sympathisants ont envahi la tribune, et cela se fait entendre. Et on attend encore, en fait on passe la journée à attendre, les retardataires du début du voyage, devant la machine à café sur l'aire de repos, devant le guichet du stade, les joueurs pour le match et sûrement ce soir avant de sortir ! Mr F cherche le tableau d'affichage et surtout l'heure, alors que deux trucs sont à scruter en 1er quand on investit une zone hostile : les ennemis et les amis. En l'occurrence, la caméra de surveillance car nous des méchants pas beaux et le tableau d'affichage car elle donne tous les renseignements nécessaires comme le score du match et surtout l'heure ! Pendant ce temps, les amabilités s'échangent entre fans des deux camps, aux provocations puériles des uns, les autres se croyant plus intelligents répondent méchamment, voire haineusement. Cela fait partie du folklore ! Et la présentatrice, sortie tout droit d une animatrice de colonie de vacances annonce le match et bien, elle ne ferait pas une bonne vendeuse car on comprend rien, du moins, on ne cherche pas trop à comprendre.On repère quelques têtes connues, le match peut enfin commencer et les fumis aussi. Et, un voisin reconnaît le scoob au moment de la photo traditionnelle, c est rigolo quand même. On gagne à être connu, pourvu que cela dure0-0, coup de sifflet ! Et c est parti !
La 1ere occasion sera pour les locaux puisque Landreau qui était parti à la pêche aux moules sur sa sortie aérienne a déserté ces cages mais les locaux n'ont pu profiter de cette aubaine !Heureusement.
Ensuite c'est au tour de Mendy, de bénéficier d'une opportunité mais il a fait un trou dans le gazon au moment de tirer ! Après c'est Haddad, frappe limpide flottante qui gêne Landreau.Pauleta et Frau, aussi mais pas de buts ! Toujours 0-0 malgré les encouragements des 900 fans parisiens qui sont bruyants, le score restera vierge jusqu'à la mi temps ! Chacun ayant une chance de marquer mais rien. Le temps des citrons et hop, c'est reparti ! Pas de changements, si la pluie c'est mise de la partie, heureusement notre tribune est couverte ! Et dire que c'est l'été, le temps parfait ! Coup d'envoi donné par l'arbitre et hop,1ere occasion pour les parisiens mais Banning (et non cissé comme Miis c et Mr F le pensait) rate le cadre de peu et la balle sort en sortie de but !
Quiproquo, quid, que c'est  il passer réellement, poteau ou frappe à coté ? Chacun ayant son avis, Mr C use de son joker en téléphonant à Mme M, restée à la maison : peine perdue, elle a raté ce moment, mais que faisait elle donc ? Miss C. en profite pour sortir la phrase qui aurait pu être celle de la soirée mais. on verra plus tard, celle du genre qui n a rien à voir avec le match : As-tu amené ce que tu m avais promis ? Sans commentaire.Après c'est Pancrate mais sa frappe est captée sans soucis par le portier.Et le raté du match est l'ouvre de Frau, seul à 7 mètres qui place une tête juste au dessus de la barre.Les nordistes auront une seule occasion mais l attaquant va rater la cible de peu.frayeur parmi, les fans de Paris. Et puis, plus rien, c'est déjà fini !
Coup de sifflet final de l'arbitre ! 0-0, score décevant par excellence mais les visiteurs ne méritaient pas de gagner. On a assisté à un triste spectacle, un sale match, limite indigeste, limite indigne d une Ligue 1. Malgré la déception et la pluie, certains joueurs (toujours les même) viennent nous saluer.L'ambiance de la tribune était au dessus de la moyenne, juste brillante mais pas gagnante, des chants à la gloire du PSG, des lazzis contre les locaux et nos meilleurs ennemis, bref, presque comme d habitude.Et maintenant, la sempiternelle attente, il faut que les nordistes quittent le stade et c est pas gagné car il n y a qu une seule et unique issue. On s assoit car la fatigue de la semaine commence à peser. Les muscles sont engourdis et chacun a du mal à bouger. Il fait froid, zut, l'été est déjà fini, n'en déplaises à certaines.


Les joueurs :

Landreau : de bonnes relances au pied mais la sortie aérienne du début peut
en effrayer plus d'un. Cela fait drôle quand même de le voir avec le maillot
parisien, on n a pas encore l habitude.
Mendy : bien, tout simplement du mendy dans le texte, avec une demi occasion
où il fait un trou dans la pelouse d où l intervention des jardiniers dès la
fin de matchs.
Pourquoi moustache s'évertue de le faire jouer, il y a la solution PC ...
Armand : le meilleur joueur de cette triste soirée, bonne relance, solide à
son poste.que du bon !
Yepes : rien de spécial à faire, il se rattrape de son match de Lorient.
Dramé : une petite surprise, défensivement c était pas mal mais les relances
sont à soigner.
Cissé : il peut mieux faire et comme taulier de la maison, il doit montrer l
exemple, ce ne fut pas le cas sur ce match, trop de tacles tue l
intervention.
Rozenhal : il n a rien à faire au milieu.
Banning : l inconnu du moment, bah, il le restera encore, car encore du
travail sur les automatismes, sur les relances, sur les coups de pied
arrêtés, bref, sur tout quoi !
Pancrate : pas mal mais plus la partie avançait, moins il était présent, il
faut le conserver encore dans l effectif.
Frau : il ne faut plus qu il tire les coups francs car aucune n est arrivé à
destination, sinon, à part cela, une tête au dessus de la barre !
Pauleta : pas de ballons donc pas de buts.

Enfin, on quitte le stade sous la pluie battante, et chemin faisant on
regagne la voiture quand soudain un autochtone nous interpelle !
- Hé, vous z'êtes supporter parisien ? avec un accent du cru !

- Vous z'êtes pas venu en car, oh !

Tout cela débité avec une intonation de voix impossible à retranscrire et c est la barre de rire, à se pisser dessus. C'est d'or et déjà la phrase de la saison, on ne pourra pas entendre mieux !On rentre dans la voiture et un autre drame se joue, il pleut tellement que le chauffeur ne voit rien, saison de merde, juste le temps de quitter la région et hop, comme par enchantement, la pluie torrentielle disparaît.Les stations service étant rarement ouvertes, on cible notre choix pour plus tard mais on tombe sur une qui est tellement grande que on loupe les entrées et on se retrouve presque à la sortie ; obligation de stationner comme un sauvage.Le moment de manger vite fait les sandwichs préparés ce matin, de boire un
café salvateur et hop, on repart non sans avoir aperçu un monsieur au look dévastateur, des docks au pied et un parapluie, lui manquait plus que le bob et c'était la classe.Enfin, il fait plus agréable de conduire sans les intempéries, on arrive dans les faubourgs de la capitale après avoir constaté qu il existe une drôle de faune sur les barrières de péages, des gens qui se promènent seul comme cela dans la nuit.  On regagne la voiture du retardataire du jour, chacun rêvant à une autre destinée, surtout la marmotte, Miss Bouchara, celle qui dort plus vite que son ombre. Direction, la maison, quelque en IDF !!!!

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