Cr Lille-PSG 04-05
LILLE :
Aujourd’hui le déplacement nous emmène en pays inconnu. La région a déjà fait l’objet de nombreuses visites mais comme le stade de l’hôte du jour est en travaux depuis longtemps, le match aura lieu à Villeneuve d’Ascq, le pays de nulle part. Petite nouveauté, la présence de Mr O en lieu et place de Miss C. qui se prélasse en vacances aux pays des surfeurs. J’espères pour elle que le soleil était au rendez vous, sinon, c’est pas marrant. Nous sommes donc 5 personnes, une voiture complète pour assister à une nouvelle défaite dans la région maudite. C’est clair comment une équipe aussi minable peut battre le PSG autant de fois, c’est incompréhensible ! De plus, les deux dernières victoires, comme par hasard, personne du groupe ne les a vécu. Pourtant elles sont récentes : la dernière remonte à la saison 96-97, 2-1 et l’autre celle remonte à celle du titre (je ne vous fait pas l’injure de préciser la saison).
Le rendez vous est fixé à l’hôtel de la petite Ville, c’est vrai que c’est plus commode personnellement. 20 minutes de trajet. Je suis arrivé en premier et 15 minutes plus tard, les compagnons de voyage arrivent avec quelques minutes de retard. On opère le transfert dans la voiture et hop, direction l’autoroute A1, pour ceux qui l’ignorent encore, emportent les voyageurs aux pays du froid et du vent. Sur la route, malgré le poids, la voiture tangue un peu à cause de la mistouffe.
Mais, on s’en moque, La 106 file sur le bitume surchargé de camions et de hollandais en balades. Au passage, on fait un petit coucou aux gendarmes aux jumelles et aux deux radars automatiques. J’ai juste une pensée triste au moment de passer Noy, la ville des dingues où j’ai perdu 1 an de ma vie ! Comme à chaque fois, c’est la nostalgie qui revient au galop. Toujours, les trucs qui passent, la musique qui sent pas bon, pour être poli et les anecdotes de nos précédentes sorties. De plus, on a un public en l’occurrence, Mr de Oli qui habite dans le 16ème.
Les souvenirs qui reviennent le plus, Caen et Sainté mais dans leurs aspects négatifs. Mais, heureusement que certains moments de folie pure resurgissent comme le fou rire de Miss C. à Caen, comme mon fou rire depuis l’histoire de la révélation de l’année, encore plus importante que le passage de Vador vers le Côté Obscur de la Force : Mr Fa, celui qui portait des collants à ses heures perdues. D’ailleurs, il aura droit à cette histoire, toujours, on peut même ajouter des artifices, style lunette de soleil ou porte-jartelles. Des envies pressantes et urgentes nous oblige à stopper dans l’aire de repos qu’il ne fallait pas, en effet, des hools ont débarqué au même moment. Il va se passer des choses, c’est sûr ! On arrive sur place et j’ignore pourquoi mais Mr Fa, celui qui conduit veut prendre de l’essence avant d’aller au stade. Le hic, c’est qu’il veut se rendre, chez ses cousins, les belges. Je tiens à signaler cette décision dictatoriale car aucun des occupants de la voiture est pour. Ce n’était pas le référendum mais quand même ! Il faudrait que quelqu’un lui apprenne la démocratie. Donc, Mr s’entête et au passage du moulin sur la droite, il prend comme çà la décision de retourner sur nos pas et d’aller enfin au stade. Maintenant que l’épisode belge est passé, on peut passer aux choses sérieuses : se garer à proximité du stade et…autre problème, décidément, Mr Fa, celui qui n’en qu’à sa tête, tergiverse et on a fait au moins trois le tour du stade, il s’est même approcher du parking visiteurs, malgré mon opposition, mais juste devant l’endroit, il a dû réfléchir, ce qui n’est pas une affaire simple chez lui, et oh, miracle, on a continuer à tourner, pas tous les deux enlacer comme dans le tourbillon de la vie ! Finalement, il se gare et autre problème, punaise, si chacun si mets à son tour, on n’est pas sortit de l’auberge. Mr Cé ne veut pas sortir de la voiture car trois gouttes de pluies ont raison de lui. Bichette, il n’a pas emmené son bon vieux k-way, celui avec la ficelle que l’on attache autour de la taille. Mr Fa, a pris le sien au cas où alors que, comme d’habitude, on lui a rien demandé.
Donc, le reste de la troupe s’en va, à la recherche d’une tirette malgré l’averse. Il pleut et alors, deux gouttes d’eau qui se battent en duel ne m’ont jamais fait peur. On se dirige vers le centre du quartier et chemin faisant on demande à deux totones l’endroit où l’on peut retirer de l’argent, le métro les 4 cantons. Et on constate la présence de nos ennemis les flics. Pas très discret. L’argent en poches, on retourne à la voiture et surprise, plus personne dans la voiture. Le passager récalcitrant, celui qui a peur de la pluie, a disparu. A-t-il été kidnappé par des extra-terrestres ? Faudra-t-il faire un portrait robot ? Non, car une voiture qui est garée à proximité nous indique qu’il y a à peine cinq minutes, Mr Cé est parti.
La surprise et l’étonnement passé, on va au devant du parcage visiteur pour acheter les places et chemin faisant, on retrouve le rebelle. On retourne encore à la voiture, mise en berne des mobiles et enfin, on va vers le parcage visiteurs. Premier constat, le quartier regorge de coins sombres, donc s’il n’y a pas d’incidents, je ne comprends plus rien au monde des casuals. Second constat, amer, celui-ci, la nouvelle disposition pour l’achat des places est folkloriques car tout le monde peut rentrer pas besoin de CNI , ni de carte d’abonnés. C’est normal, c’est la dernière de Larrue. Je suis à peine fouillé mais deux fois quand même, la première par un stadiers et la seconde par un CRS. On pénètre dans l’arène et désolé mais ma haine comme les stades avec une piste d’athlétisme revient et comble de malchance, le stade est ouvert aux vents et aujourd’hui, le vent du nord souffle. On dirait le stade d’Evry, donc celui-ci doit être aussi une grosse m*. Même réflexion qu’un hools ! D’ailleurs, à l’entrée, les poulagas lui ont demandé ces papiers d’identité. Quelle surprise !
L’attente commence puisque l’on est rentré dans les premiers. Le parcage commence à se remplir et je suis inquiet pour Mme Ma qui se sent malade : elle souffre de maux de tête comme si un marteau lui tombait dessus. Tellement j’ai pitié que j’ose pas lui faire la blague à deux sous : « Moi, aussi, j’ai mal à la tête, j’ai même envie de vomir et j’ai constaté ce matin que j’avais les seins qui poussent ! » Bon, c’est quand même Mme Ma donc cela ne se dit pas. Tout le monde respecte cet accès de douleur sauf… le boulet qui arrête pas de l’embêter. Donc, une seule solution, elle change de place.
Le temps passe et le parcage se remplit doucement mais sûrement. L’entrée des joueurs nous promet une petite ambiance, de plus Marseille a perdu (6 points d’écarts avant le match) et des chants fusent. Echauffement sans aucun regard sur les joueurs mais plutôt vers le parcage car le monde commence à s’entasser. Beaucoup de totones, malheureusement. La composition des équipes réserve deux surprises : Pauleta, l’arme fatale qui doit partir est mis sur le banc et Dymen occupe le couloir droit qui va partir.
Le match commence timidement et les chants partent, petite ambiance qui sera ternie par l’arrivée des indépendants après trente minutes de match. Et, où s’installe-t-il, comme par hasard, devant nous, donc, on a droit en direct live, à leurs commentaires sur les sporadiques incidents d’avants matchs ( à confirmer ). Ceux que l’on avait croisés sur l’aire de repos ! Et les intimidations commencent, plus de chants, plus d’ambiances, sinon, il y aura un carnage. Et, la moralité de l’histoire, c’est que les associations écoutent et surtout obéissent. Donc, jusqu’à la fin plus de chants, rien à signaler.
Si le match est pourri malgré quelques actions mises à l’actif des parisiens, jusqu’à la 80ème minutes. Dès l’ouverture du score par le gamin qu’ils ont trouvé devant le stade à faire la queue pour des autographes, le match devient fou, complètement fou. Sur chaque descente, Lille peut aggraver le score. Mais, cela va rester comme cela. 1-0 pour les nordistes.
L’attente avant la sortie commence et miracle, elle est courte, on sort assez rapidement malgré plusieurs barrages par ci et par là. Pendant le petit répit, les hools se téléphonaient pour un rencart. C’est sur ça va cogner ! Et, on croise même le car des joueurs qui quittent l’enceinte du stade. Quelques applaudissements malgré la défaite. Le petit cortège se forme et se dirige en prenant toute la route vers le métro. On regagne la voiture et une clameur s’élève au loin, il y a eu contact ! La BAC traverse même notre parking et se dirige vers le point d’impact. Un comprimé pour Mme Ma et hop, on repart vers la capitale après le plein de gazole qui s’impose. A la station, j’en profite pour téléphoner vite fait ! Et, on repart aussitôt, Mme Ma a moins mal à la tête, merci, Mr Médoc.
Il faut s’arrêter sur une aire car presque personne à manger. Bien sûr, à part moi, qui avait prévu un sandwich ! C’est leur premier déplacement où quoi !
Mais, on a bien fait car on a rencontré Jean-Luc et son pote qui nous ont affirmé que Metz-Psg sera un enfer comme Aja-PSG et celui de la finale où des règlements de comptes ont pollué les rencontres. La tribune away va se transformer en Bagdad. Donc, on va éviter le parcage mais on irait, où tu voudrais, quand tu voudrais, car no body banns a parigi fans.
La phrase du jour est l’œuvre de Mr Fa : Regarde le phare au loin, c’est la frontière belge, on a jamais été aussi près de la Belgique.