PSG-Caen vu des tribunes... 01/12/07
Aujourd’hui, samedi, la situation est grave mais elle doit rester juste, non, ce n’est pas un message publicitaire mais la réalité. Le PSG, notre club, cher à tous connu des moments très durs avec une 18 eme place au classement. On est abonné donc on y va quand même mais jusqu’à quand, telle est la question ? Car, à un moment, il faut arrêter de persévérer, Paris est un club indigne de la grandeur et de la beauté de la ville, on est la risée de l’Europe, une seule capitale est dans la même situation voire pire, Berlin où aucun grand club n’est connu.
Le match du jour est contre la modeste équipe de Caen, aucune victoire à l’extérieur, et un seul but mis en déplacement pas plus tard que mercredi dernier. Mais cela ne veut rien dire tellement qu’avec Paris, tout est possible !
On s’organise pour partir assez tôt, avec à la clé, une petite excursion aux puces mais le sort en a décidé autrement, on se doit de faire les courses au supermarché du coin mais à cause de la caissière la plus lente du monde, on a perdu trop de temps : une heure d’attente pour trois malheureux artcles. Et à chaque fois qu’elle s occupait d’un client, il y avait un soucis : la poisse totale !
Donc, changement de plan, exit la ballade parisienne, dommage, on file vers la maison déposée les achats et ensuite direction PARIS pour voir un match CAPITAL.
Chemin faisant, le mobile vibre mais interdiction de décrocher, on n’a pas envie de basculer dans la frange terroriste, le correspondant laissera un message : sûrement Mr Ce, le seul courageux encore fidèle ! On a rendez vous à l’endroit habituel pour 19h30. Petit hic, la décision de fermer la tribune 15 minutes pour montrer le mécontentement général. Comment va-t-on réagir ? On verra sur place.
On roule et on pénètre sur Paris en prenant un nouveau chemin, Mr O étant toujours à la recherche, non pas de la dernière star mais d’un chemin de délestage en cas d’encombrements sur la route. On en profite, alors pour se garer et écouter le message du mystérieux correspondant : bingo, c’était Mr Ce, il ne vient plus, à cause d’une obscure excuse : oubli de la carte de l’abonné ! Il devrait faire preuve plus d’imagination, pas assez travailler son sujet. Ce sera pour la prochaine…
Encore une mauvaise nouvelle, cela fait beaucoup :
la caissière à tuer, la fermeture de la tribune pendant 15 minutes, l’absence de Mr Ce qui va entraîner un mode solitaire. Bon cela suffit pour la journée.
On arrive sans encombre vers le stade et le plus dur commence, trouver une place mais eurêka, à force de tourner autour de la maison à tous (surtout les équipes visiteuses), on découvre moult endroits pour stationner sans soucis. Et pas de problème majeur pour la place idéale.
On se dirige vers l’antre des cauchemars et déjà, on note une présence policière énorme, on dirait que le quartier se transforme en bunker géant, le temps d ‘un match. Il est assez tôt, donc on va traîner.
Quand soudain, au détour d’une traversée de rues, on aperçoit les futurs compagnons de la virée en terre paysanne à l’AJA. On les rejoint vite fait et c’est parti pour parler, à vrai dire pour rien dire, les évènements de la semaine, le séjour à Nissa, bref, la vie quoi, tout cela accompagné du verre de l’amitié. L’heure tourne et les verres se vident donc, on quitte ce lieu de débauche d’un pas vacillant pour certains et d’un pas sûr ! A la semaine prochaine, quand même…les modalités seront précisées plus tard.
On se dirige vers le stade du leurre où l heure est grave ! Pas encore de victoire à se mettre sous la dent. Cela nous rappelle qu’il faut prendre son sandwich, petit arrêt obligatoire à la boulangerie et encore un mauvais signe, l’absence de notre serveuse adorée, pas de présence ! Zut, on ne peut pas gagner, ce n’est pas possible.
On arrive devant la tribune et on pénètre dans la zone qui est chaude à profusion, normal, personne n’est rentré et les coursives débordent de gens en attente de rentrer dans la place. 15 minutes à attendre, ce n est pas beaucoup mais est ce que cela sera-t-il efficace ? MYSTERE.
On attend comme tout le monde et cette situation inédite nous permet d’apercevoir des compagnons perdus de vue et les autres, ceux dont on avait prévu la rencontre pour finaliser la sortie campagnarde. Voila, le 1er quart est passé, on rentre finalement et comme par hasard, rien n’a changé au score, le score est toujours vierge et le PSG ne joue pas terriblement bien, c est l habituel litanie.
L’ambiance monte d’un cran et les fans poussent déjà, cela fait 20 minutes de jeu, et on peut enfin découvrir le sinistre habituel spectacle, une équipe sans âme sur le terrain qui cherche à s’en sortir. Les caennais sont venus en nombre, normal, les locaux les accueillent très bien en les laissant repartir la musette pleine.
PLG aligne la composition suivante :
Landreau
Céara, Yepes, Camara, Armand,
Clément, Digard, Rothen,
Ngog, Pauleta, Luyindula…
On ne peut pas porter de jugement sur le début de match, n’étant pas invité à la noce, avec les autres supporters solidaires et contestataires. Est-ce que cela est utile, on l’ignore, chacun son opinion !
De toute façon, rien ne sert de courir regagner sa place en tribune,ce n’est que le PSG qui joue, donc rien de folichon. Rien à se mettre sous la dent, on se fout vraiment de la gueule des spectateurs, cette action de non présence dans les travées n a pas l’air d’avoir effet, les joueurs ont l’air tétanisés par l’enjeu, ils ne produisent rien, on s’ennuie fermement et les premiers accès de colère monte des tribunes quand l’arbitre renvoie tout le monde au repos.
Tout va bien à Paris, le score demeure encore de 0-0 mais attention à la chute, c’est cela qui est important.
On repart pour une deuxième mi temps de calvaire, pas de changement de position, normal, tous les amis ont déserté le Parc.
Y A PAS D’EXCUSES QUI TIENNENT, ON A BESOIN DE L’ENERGIE DE TOUT LE MONDE.
Le match repart et la domination stérile reprend, Caen ne fait rien, elle attend, rarement vue une équipe aussi faible, on se demande si ses attaquants ont tiré aux buts depuis le début. Plus le temps passe et plus le public gronde, et l action manquée par Luyindula dit la libellule n arrange pas les choses, une flopé de sifflets descend des travées. Le public commence à perdre patience.
Paris joue dans un schéma que personne ne comprend, même les joueurs ont du mal, c’est obligé, le PSG domine mais sans se créer la moindre occasion, elle ne produit pas de jeu, donc toute offensive est vouée à l’échec tant cela est désorganisée.
Et soudain, c est le drame, une perte de balle de Ceara, dernier défenseur qui tente un dribble inutile entraîne l ouverture du score pour les visiteurs. Et jusqu’à la fin, le public parisien va se déchaîner, en huant ses favoris à chaque ballon touché, tout le monde se met à crier, à hurler, c’est la cacophonie sans nom : « une équipe de merde », ou encore « mouiller le maillot » et autres chants pires que la décence nous interdit de répéter. Le calvaire va durer 10 minutes jusqu’au coup de sifflet final, aucun parisien n’a revêtu la cape du sauveur puisqu’au tableau d’affichage, cela fait 1-0 pour Caen, la honte totale.
Une bronca monstre accompagne les joueurs aux vestiaires, et les fans de Paris doivent quitter le stade avec ce sentiment d’abattement, son club chéri file tout droit vers la L2 et ils ne peuvent rien faire. Rien ne va plus faites vos jeux, jusqu’au prochain épisode, AUXERRE, LA PAYSANNE…
On se demande qui va sauver le PSG, le Père NOEL, même lui ne pourra rien faire.
Les joueurs :
Landreau, rien à faire, ah, si chercher le ballon dans les filets,
Cearà, depuis qu il partage sa chambre avec Mendy, il ne sait plus dribbler, faute grossière,
Yepes, il a fait ce qu il a pu, muselant Gouffran, le potentiel sauveur (ça fait peur),
Camara, dire qu il a bien joué reviendrait à dire qu il a été sollicité par les fantomatiques attaques caennaises,
Armand, défense mais sans attaquer, la peur de mal faire,
Clément, l avaleur de km,… qui serve peu,
Digard, perdu sur le terrain, il n a servi à rien,
Rothen, en baisse de régime, il ferait mieux de jouer que de baver devant les micros,
Ngog, il a joué, et d’abord, c’est qui ce joueur ?
Pauleta, trop énervé, il s’est montré impuissant,
Luyindula, pauvre Peggy, deux occasions qui atterrissent directement en tribune,
En fait, l’équipe a été d’une nullité à faire pâlir d’effroi un spécialiste de l’exorcisme. Le PSG fait peur, on se demande si les joueurs comprennent la situation. On l’ignore et c’est la larme à l’œil que la plupart des fans rentrent chez eux jusqu’à la prochaine fois.