Cr PSG-GF 38 vu des tribunes 27/09/08
CHINATOWN.....
Samedi, c’est jour de match, du moins normalement quand la TV ne prend pas le pouvoir et déplace la rencontre à son gré pour la caser dans une tranche horaire qui n’arrange personne et surtout les fans. Mais aujourd’hui les visiteurs ne sont que la jeune équipe de Grenoble, fraîchement promue dont personne ne situe cette bourgade, et encore moins qu’ils y jouaient au football. Samedi matin, pas de boulot, donc on règle la suite des différents problèmes inhérents au désastreux déplacement de Montbéliard. N’est ce pas Mr le Boulet, qui connaît la vérité ! Ensuite, on file vers le Parc, histoire de garer la voiture aisément, il est encore tôt mais le stade de la Porte de St Cloud est déjà en effervescence, suite aux tensions de St Etienne, d’ailleurs, pour ne pas changer le match a été classé à hauts risques.
On prend le métro pour une ballade totalement dépaysante, CHINATOWN, le quartier chinois de la rive gauche de la capitale. Et le choc est bouleversant, on est vraiment dans un autre monde, il ne manque plus que l’odeur caractéristique des champs de soja et on se croirait à Pékin. Sauf que Mao Tsé-Toung n’est plus là.
Au détour d’une rue, on découvre un temple bouddhiste, à la lumière des néons, on voit les lampions, les devantures de magasins sont écrites en caractère chinois, bref, c’est le Paris zen.
Bon, c’est vrai, l’intérêt ne réside pas l’atmosphère envahissant des tours géantes, on dirait une forêt tellement y en a partout qu’on dirait des piquets pointant vers le ciel mais plutôt en dessous du décor : les scènes de la vie quotidienne.
On pourrait voir des femmes pratiquer le Thai Chi dans le square Baudricourt ou assister aux rituels dans le temple bouddhiste. Devant la boutique des frères Tang, on pourrait croiser des moines en robe ocre et vivant de la mendicité. Le quartier vit comme une personne réelle. On pourrait pénétrer dans un succulent restaurant qui pullule sur le trottoir. Mais on préfère s’attarder dans un supermarché chargé de produits, d'épices et de plantes d'Asie, les boutiques de mode ou l'herboristerie, et surtout, les senteurs qui te transportent bien loin de Paris…Obligé d’acheter des produits locaux, ceux que tu ne trouveras jamais dans un vulgaire magasin. On ressort du magasin, les yeux plein les mirettes comme on dit. On continue de déambuler dans le quartier. Cette promenade hors des sentiers battus nous emmène à la Place d’Italie. Comme par hasard, on s’assoit dans un petit square attendant sagement le vrai départ vers le Parc, d’ailleurs on aperçoit les premiers fans qui courent prendre le métro. Ainsi, on leur emboîte le pas. Et le métro prend un passager de plus vers le Parc, les wagons sont bondés et c’est toujours la même question :
Y a un match du PSG, ce soir ? , faudrait vraiment que l’on trouve une réponse toute faite, mélange de sarcasme et d’ironie, comme le fameux 7-7, sur la question d’un score final, un soir de déplacement à Boellart.
Il est 20h30, et le wagon se vide, on dirait le terminus, tout le monde descend. On se dirige vers la tribune Auteuil, la foule est bigarrée malgré la promiscuité du coup d’envoi.
On passe le tourniquet qui est loin d’être magique, on passe la fouille sans encombre et hop, on monte se placer au niveau supérieur, comme d’habitude. On découvre la pelouse et la presse avait annoncée que le stade serait plein comme un hall de gare, un jour de grand départ mais cela fait toujours plaisir de voir un stade rempli.
On s’installe, non sans avoir omis de saluer ses compagnons de voisinage. Le coup d’envoi est imminent, le ton monte, c’est bon.Le dispositif tactique mis en place repose sur un 4-4-2 avec un Sessegnon, plus bas.Déjà, la musique de Phil Collins retentit et les clap clap montent des virages, les joueurs pénètrent sur la pelouse. Surprise, l’équipe qui rentre sur la pelouse a revêtu une tunique orange, mais qui est cette équipe qui joue en couleur Orange ? Les hollandais ou une autre formation ?
Ah, zut, ce sont juste les grenoblois qui jouent à l’extérieur avec ce maillot à la couleur flashe.
Et c’est parti pour 90 minutes de bonheur ou un aller simple pour l’enfer, tout le monde pense secrètement à une formalité : la route vers le paradis.
En fait, le match va être bizarre aussi bien en tribune que sur le terrain. Sur le terrain, rien à se mettre sous la dent, le jeu est tellement insipide et triste que l’on regarde sa montre tout le temps car on s’ennuie grave. C’est le néant total du côté parisien face à des solides isérois.
Après un moment de détente IPOD TOUCH et le traditionnel match Orange de la mi temps, le jeu va reprendre. Mais rien de neuf à l’horizon, les débats vont empirer, le promu reste bien regroupé derrière et patiente tel un cobra attendant l’ouverture, et ce qui devait arriver arriva, but pour les ORANJES, contre toute attente. 1-0 pour Grenoble et pour la plus grande peine des fans de PSG, le score ne changera pas. C’est la première défaite à domicile….
Bref, samedi, les tifosi ont vraiment assuré le minimum syndical (moyen), il manquait le grain de folie qui entraîne la foule, les chants et les gestuelles sont bien repris mais s’essoufflent rapidement comme un soufflé raté. Tout le monde espère que c’est un égarement comme sur le terrain.
En fait, la surprise viendrait des visiteurs, parcage numériquement bien rempli et très actif, avec une arrivée tardive, bien en masse qui occasionnera des chutes mémorables.
Au final un samedi soir très, très frustrant.
Vivement la suite car le PSG n’a pas le temps de douter, car dès jeudi, elle doit assurer sa qualification pour la coupe de l’UEFA avant d’aller défier Nancy au stade Marcel Picot.
Landreau, fautif sur le but
Cearà, un nouveau joueur,
Camara, peu utilisé, a-t-il joué ?
Traoré, difficile,
Armand, rien à faire,
Giuly, transparent,
Clément, pas de prise de risque, dommage,
Sessegnon, précieux mais inefficace,
Rothen, il est aux abonnés absents,
Hoarau, il commence à cadrer,
Kezman, transparent
On s’apprête à quitter la tribune, le boulet apparaît non pas comme un messie mais bien comme un poids lourd que l’on a du mal à se débarrasser, il sait maintenant où l’on se place.
On rentre à la maison, vite fait bien fait, l’interrogation du moment, est ce que l’on va à Nancy, sachant que le match est programmé, dimanche soir ?
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