PSG-Lille vu des tribunes 09/11/08
90 minutes au bout de l’ennui
Et voilà, le PSG joue encore le dimanche, heureusement c’est à 21 h 00, et pas autrement. Y en a assez de ces horaires incongrus, on voit bien que les décideurs de la Ligue ne vont jamais au stade un dimanche. A la base, ce jour dominical nous sert de repos bien mérité après notre semaine de travail. Bref, ce jour du seigneur ne doit pas être consacré à visiter le Parc pour assister à un match de foot.
L’adversaire du soir, Lille débarque au Parc avec des ambitions de ramener trois points. On a tous peur car cette équipe a du potentiel.
On profite de la journée 100 % foot, le matin, à aller voir des copains, l’après midi à aller coacher une équipe et enfin le soir, à aller au Parc. Ce dimanche respire le football à pleins nez. Matin, après-midi et soir !
Donc, on file au stade assez tôt, on ne prend pas de risques à arriver trop juste pour le match. On quitte la maison vers 18 h 30 et chemin faisant, on s’aperçoit que la route n’est pas encombrée. Donc on arrive de bonne heure mais quid du stationnement, c’est toujours la même histoire, c’est difficile ! On fait deux ou trois emplacements différents et hop, on trouve l’endroit adéquat mais c’est assez éloigné du stade. On prend contact avec les compagnons du jour, histoire de préparer le déplacement dans la bonne vieille ville de merde que reste et restera toujours Le Havre. 10 minutes plus tard, on les retrouve à l’endroit habituel, au coin de la place de Saint Cloud. On évoque le futur déplacement et les conditions. Mais l’heure tourne, on se sépare pour regagner ses tribunes respectives même si on a des doutes sur le match de ce soir. On presse le pas, histoire d’arriver avant le coup d’envoi. Le passage aux guichets et la fouille sont de plus en plus rapide, dans la foulée, on pénètre dans la tribune haute. On s’installe et on découvre la composition d’équipe non sans avoir salué au préalable ses voisins du soir.
PLG a placé un 4-4-2 avec le retour de Sammy Traoré en lieu et place de Sakho.
Landreau
Cearà, Camara, Traoré, Armand
Sessegnon, Clément, Makelele, Rothen
Hoarau, Giuly
Le stade se remplit, il sera bien garni sans faire le plein, les retardataires se placent et le coup d’envoi est donné par l’arbitre qui délivre les 22 acteurs principaux et les fans du PSG, témoins du spectacle.
Le match débute et on voit tout de suite qu’il va être difficile car les lillois ont le monopole du ballon mais sans être dangereux. Sûrement le froid paralyse les ardeurs parisiennes, on se morfond dans la sinistrose ambiante. On prend notre mal en patience, on désire juste prendre les trois points, le reste, on verra plus tard. Aucune action digne d’un footballeur amateur, le PSG lutte pour construire une attaque. Mais la délivrance va venir de manière chanceuse, un long dégagement dévié par Hoarau, hésitation coupable de la défense lilloise, Giuly en profite et ouvre le score pour le plus grand bonheur de tous. 1-0 pour le PSG, ce sera le score au repos.
L’ambiance, en général suit les émulations du terrain, or le spectacle est triste sur la pelouse donc les tribunes vont refléter cet état de fait. Dommage, car il y a du potentiel, la preuve, les quelques pics atteints et les décibels déployés sur certains chants. On ne demande pas d’assurer un service pendant 90 minutes non stop mais il faut faire un minimum. On va même entendre à maintes reprises le parcage lillois, bien motivé et compact.
Le match reprend, Paris va gérer son avantage minimal, les parisiens essayent d’être plus déterminés mais en vain. Et les lillois enchaînent les passes à 10 mais sans se montrer dangereux. L’ennui continue et cela va s’ajouter à l’angoisse de prendre un but qui ruinerait le bilan comptable. Mais, ouf de soulagement, le score ne va pas changer. Victoire poussive 1-0 mais victoire quand même !
A noter la chevauchée fantastique de Traoré qui a éliminé 4 joueurs lillois qui a laissé le Parc bouche bée. Et la prestation de Hazard, un petit futur prodige (de la série des FM) qui a du culot et de l’audace.
L’ambiance frise le néant, c’était vraiment nul, le Parc se repose sur ses lauriers, il a largement le potentiel et doit largement faire mieux. La seule satisfaction, la montée en puissance des ATKS, de plus en plus constant, les autres tribunes devraient en prendre de la graine.
On remercie au passage, Luyindula qui envoie le ballon dans le virage au coup de sifflet final.
Landreau, facile
Ceara, enfin libre
Camara, le maillon faible
Traoré, homme du match, auteur d’un chevauché fantastique inoubliable,
Armand, courageux
Makelele, simple et efficace
Clément, inutile mais précieux
Sessegnon, du déchet malgré un potentiel
Rothen, de plus en plus faible, il sert à rien
Giuly, homme providentiel
Le PSG a gagné de manière étriquée par la plus petite marge, mais sans convaincre mais 3 points c’est trois points. Place maintenant à la CDL où en cas de victoire, le PSG pourrait retrouver nos chtis, à Boellart de préférence mais il faut d’abord que les deux équipes finalistes de la dernière finale de la CDL remportent leur match. Et ce n’est pas encore fait !