Cr PSG-Lyon vu des tribunes 22/11/08
UN PUR MOMENT DE BONHEUR
Chronique ordinaire d’un samedi chargé. Dès le matin, il faut aller travailler, on a déjà eu l’occasion d’expliquer le pourquoi, n’est ce pas pour obtenir plus d’argent qui servira à assouvir cette passion qu’est le football et ses matchs aussi bien à domicile qu’à l’extérieur. En ces temps de crise, on est obligé de parler d’argent car bien que la passion n’a pas de prix quand elle nous rapproche du paradis, c’est bien d’en avoir un peu plus que son voisin. Donc, on essaye de multiplier les heures supplémentaires, sans rentrer non plus dans l’excès. Heureusement tout se passe bien et on ne travaille que la matinée avec des horaires souples comme avant d’aller en déplacement au Havre. On file vers la capitale car on doit assouvir un autre rituel : le cinéma, autre passion aussi dévorante que le football. On a rendez vous avec un certain James Bond, vous connaissez, nul besoin de présentation ! La séance commence vers 17h15. Le cinéma choisi, le Grand REX.
On stationne à proximité du parc non sans avoir un peu tourné dans le quartier afin de trouver la place idéale, celle qui permet d’accéder au métro rapidement pour un éventuel passage avant le match. Et on trouve un nouvel emplacement mais la place est étroite, très étroite comme un mini string. On manœuvre délicatement mais en plusieurs fois. En quittant la voiture, on se rend compte que la sortie sera rude. Maintenant direction, le cinéma. On emprunte le métro, en ligne directe mais on arrive devant le cinéma, et quelle déception, le film n’est pas projeté en grand large, il y a l’avant première d’un Disney. Dommage… Autre soucis, il est 17h35, on aurait du prévoir plus large, mais voilà, le film vient à peine de commencer. On paye sa place avec les magiques tickets et hop, on pénètre dans la salle, zut, c’est le pré générique, on s’installe quand même. Et on regarde le spectacle, hors, il n’y a point : le film est insipide, ennuyeux. Explication de texte : déjà, le méchant n’est pas assez méchant, un vieux ami, spécialiste de cinéma disait « plus le méchant est méchant, meilleur sera le film (Hannibal Lecter et Batman dans le dernier) ». Or, M. Amalric est pathétique. Ensuite la musique du générique est insupportable. Le thème du film est mal présenté. On ose même pas évoquer la Jame’s Bond girl, qui ne provoque même une petit virgule. Bref, on arrête le massacre, on dirait un bon vieux film d’action sans suite. C’était donc nul, cela faisait longtemps que l’on ne s’était pas ennuyé autant devant un BOND. Le cinéma, c’est magique mais il faut étonner de nos jours pour sortir de l’ordinaire. Certes, l’agent 007 sait encore tout faire mais cela ne suffit plus car la concurrence d’autres héros perturbe son piédestal. Le calvaire prend fin, on quitte la salle et hop, direction le Parc, via les transports en commun, on avait oublié comment c’était dur de trouver une place dans un wagon bondé. Il y a du monde, normal, il y a un match au Parc ce soir.
La rencontre oppose le sextuple champion de France et le stade promet d’être comble. On profite du temps d’avance pour acheter à manger chez notre chère boulangerie préférée. Les gens sont omniprésents et on achète un sandwich et comme aller d’aller au Havre, elle fait cadeau d’environ 50 centimes. C’est la patronne directe, elle est adorable !Bref, après la déconvenue de la sortie ciné, elle va porter chance, c est sur !
On va gagner ce soir…
On se dirige vers la tribune, les flics sont aux aguets, le quartier est bouclé, ils sont réunis par petits groupes. Ce sont les gones qui sont visite et pourtant, ils n’effrayent personne sauf les flics qui sont un peu nombreux et surtout sur les nerfs. Auteuil, on y avance après une fouille légère, on adore, même si on n’a rien à se reprocher. On pénètre en tribune haute car aujourd’hui c’est un peu spécial. On découvre un stade presque plein, ce qui va augurer un stade comble. Un tifo d’envergure est prévu puisque des feuilles sont mises à disposition. Les capos haranguent et tentent de motiver les troupes.La tension monte d’un cran, on commence à donner de la voix, histoire de s’échauffer la voix. De monter en température et surtout en décibels.Le coup d’envoi est imminent et le stade est plein comme un œuf, comme lors des grands soirs. Et hop, la musique, cher à Phil Collins retentit, c’est le moment de participer aux tifos d’envergure dont on verra les images plus tard. Des fumigènes éclatent un peu partout et illuminent le stade, c’est beau le Parc en feu.C’est notre DIEU, PAULETA qui donne le coup d’envoi, une occasion pour le public de l’ovationner encore et encore et de le remercier pour tout ce qu’il a fait. De toute façon, il revient quand il veut.
NOTRE MAISON EST SA MAISON !
PLG a composé son groupe optant pour la formule 4-4-2, devenu habituel avec Sessegnon à droite et la paire d’attaque Hoarau, Giuly.
Landreau
Cearà, Traoré, Camara, Armand
Sessegnon, Makelele, Clément, Rothen
Hoarau, Giuly
Et le match démarre sous les chapeaux de roue, Benzema hérite de la première occasion mais Landreau s’interpose. Et ensuite, coup de théâtre, un gone se blesse donc on le remplace par un inexpérimenté. Ce dernier va souffrir tout le match. Les Parisiens surprenaient tout le monde en dominant une équipe lyonnaise assez repliée. Les enchaînements étaient bons mais les tentatives non cadrées. Et tous ses efforts allaient être aboutir à la récompense ultime : un but du lutin magique, Giuly.Et le Parc s’embrase comme un volcan, c’est l’hystérie collective dans les travées. Et après les gones réagirent mais de manière désordonnée, seul une occasion de Fred, la menace va faire frémir le cœur des supporters parisiens. Mais toujours 1-0 pour PARIS !C’est l’heure des citrons, et tout se délecte pour l’instant de ce résultat, sourire aux lèvres. Que dire de l’ambiance, elle est bonne, à l’image de la prestation des joueurs. Le stade vibre sous les chants des supporters qui résonnent encore et encore. Tout est électrique, sur le but, le chaos a régné un instant, on appelle cela la frustration des deux dernières saisons. L’ogre lyonnais va peut-être vaciller.Aux retours des vestiaires, la donne a un peu changé, les gones courent après le score et doivent réagir mais PARIS se contente de gérer le résultat. Un penalty non sifflé sur Giuly est tellement flagrant que l’on n’a nul besoin de vidéos. L’arbitre a mal jugé cette action, dommage, mais il devrait consulter un ophtalmo pour mieux voir. Heureusement, il ouvre les yeux dans un éclair de lucidité et n’hésite pas à exclure le capitaine des gones. CARTON ROUGE mérité sur un tacle à retardement.
Les Rhodaniens ne méritent pas de revenir tant ils ont paru globalement en dessous de leur niveau. On appelle cela de l’impuissance. Victoire finale du PSG, 1-0.
On peut dire Paris a effectué un gros match, annihilant toutes les véillités offensives des sextuples champions de France. A noter qu’elle remporte trois victoires contre les trois engagés en LDC. Maintenant qu’elle se situe dans le haut du classement, le mieux se serait d’y rester le plus longtemps possible.
La deuxième mi temps est excellente, niveau ambiance, les chants sont continus et les gestuelles bien repris. Le parc est en fusion. Cela fait plaisir à voir. Au moment de l’expulsion du capitaine visiteur, un mouvement de foule attire les regards de tous, les gones manifestent leurs mécontentements et veulent envahir la tribune présidentielle, alors que le virage est à proximité. PATHETIQUE. Dire qu’ils étaient venus en nombre.
Ainsi la fin du match est une réelle délivrance pour les fans car ce n’est pas seulement une victoire contre les gones, mais c’est aussi synonyme de retour du PSG dans le haut du classement. Cela fait du bien au moral. On va avoir la banane jusqu’au prochain match.
Les joueurs :
Landreau : un sans faute
Ceara : enfin
Camara : fini les doutes
Traoré : vrai défenseur
Armand : capitaine courage
Sessegnon : tout le monde l’a vu
Makelele : volontaire et tranchant
Clément : hyperactif
Rothen : encore en rodage
Hoarau : disponible partout
Giuly : le lutin magique
On quitte le stade, le sourire aux lèvres, encore une bonne journée, bien remplie. La sortie de stationnement est pénible, on effectue au moins 50 manœuvres et après une série de touche touche, on rentre à la maison, le sentiment du devoir accompli.