Cr PSG-Le Mans vu des tribunes 07/12/08

Publié le par Mr O

                                                                        JAMAIS LE DIMANCHE

Petit contre temps, le match, PSG- Le Mans était prévu samedi, mais Mr Aulas en a décidé autrement, finalement il aura lieu dimanche soir et cela change tous les plans élaborés. En effet, tout le monde connait mon aversion concernant les matchs ultimes décalés. Plusieurs raisons, le fait de connaître le résultat de toutes les autres équipes, cela a le don de paralyser le PSG, petite remarque faite depuis un moment, l’équipe de la capitale en profite rarement. Mais l’essentiel c est que chacun préfère rester chez soi un dimanche soir, histoire de bien finir le week end. Déjà, il fait froid, l’hiver paralyse petit à petit le pays. Donc, pas de matchs amateurs en ce dimanche à cause des intempéries. On en profite donc pour faire du sport, en l’occurrence du vélo, dans la matinée, ensuite, retour sous la couette pour des séances de sieste. Mais, voila, ce dimanche peinard va être interrompu par le rendez nocturne au Parc : MERCI MR AULAS.

 On quitte son domicile, un passage dans la capitale marque une étape importante. Donc, on s’exécute. On arrive assez rapidement au Parc, puisque le trafic est resté fluide. Le stationnement sera aussi rapide que prévu : une place se libérant aussitôt lors du 1er passage. Direction, le métro pour une nouvelle ballade parisienne, l’illumination des ponts de la Seine, un monument parisien méconnu. Le pont Neuf est la cible du jour à cause du film célèbre «  Les Amants du Pont Neuf ». Il enjambe la Seine, solide comme un roc et les lumières embellissement les corniches et les trottoirs de cet ouvrage, le plus ancien de la capitale. La nuit tombe peu à peu et les lueurs artificiels éclairent la voie qui remonte vers le centre de la ville : le quartier des Halles. On prend cette direction pour rejoindre le métro, deux lignes empruntés, la numéro 9 et la numéro 7 pour venir mais il faut revenir donc on emprunte à nouveau la ligne 9.

Explication de ces chiffres, un doublé pour le neuf et un but pour le sept. Si cette remarque faite en pleine pensée pouvait s’avérer juste, qui a dit que l’on était obsédé par le foot ? Chemin faisant, la foule est toujours dense puisque certains magasins sont encore ouverts, on en profite un peu mais l’heure tourne, et le coup d’envoi n’attend pas. On prend le métro qui commence à se remplir à chaque station jusqu’à la délivrance Porte de Saint Cloud, et on remarque le visage excédé des touristes qui découvrent des rames où les gens sont serrés comme des sardines. Normal, y a soir de match ! On sort du métropolitain, pour faire bien et direction la boulangerie, désolé, de cette infidélité mais on est obligé de changer de crémerie. Un autre point de restauration fera l’affaire mais promis juré, on retournera à celle fétiche, celle où la boulangère à défaut de présenter ses miches, fait toujours des cadeaux. On se dirige vers la tribune longeant les murs espérant désespérément se protéger de cette voile polaire. On passe tous les contrôles sans anicroches et l’on pénètre en tribune haute. Sentiment de vide car il est déjà tard et le stade tarde à se remplir, c’est d’ors et déjà une évidence, le Parc ne fera pas le plein. On assiste à la fin de l’échauffement et de la présentation des 22 protagonistes du spectacle. Le speaker harangue la foule, il énerve plus qu’il ne réjouit, on se croirait dans un vulgaire stade de province sans animation. Les joueurs sont dans le couloir, ils ne vont pas tarder à pénétrer sur la pelouse du stade.

PLG a aligne une formation en 4-4-2, qui devient traditionnel avec le retour de Sessegnon de blessures. Landreau Cearà, Camara, Traoré, Armand Sessegnon, Makelele, Clément, Rothen Giuly, Hoarau Le match débute sur les chapeaux de roue mais les manceaux réagissent et monopolisent le ballon, perturbant l’arrière garde parisienne. Mais le PSG réagit vite en ouvrant le score par l’inévitable Hoarau.
1-0, le tableau d’affichage s’illumine. Apres ce but libérateur, les locaux décident d’abandonner le jeu aux visiteurs d’un soir. Ces derniers vont en profiter rapidement puisqu’ils vont égaliser.
1-1, tout est à recommencer ! Heureusement un dernier effort juste avant la mi temps et Hoarau signe un doublé. C’est nouveau, Paris a peu d’occasions mais il a le mérite de les concrétiser.
 2-1, score à la pause citron. Au retour, les manceaux se montrent plus entreprenants, et les parisiens font le dos rond, subissant sans cesse. Ils résistent jusqu’au but libérateur de Luyindula.
3-1 pour le PSG, la messe est dite.

Victoire parisienne par deux buts d’écart même si la méthode n’est pas belle. Paris a le sourire mais il faut continuer. Le club remonte petit à petit et retrouve une lace digne de son nom. Le public retrouve de plus en plus le sourire, les gens sont heureux et cela se voit sur les visages de tous. Cependant pendant le match, c’est une autre histoire, on dirait que les supporters se contentent du strict minimums, ils chantent, ils applaudissent, ils sifflent, bref, ils supportent. On a le sentiment que le Parc s’endort, c’est triste vu le potentiel et la ferveur qui se dégage sur les buts comme une extase jouissive. Une libération des stress anciens ? A la fin du match, les joueurs viennent nous saluer mais on ne sent pas une communion pas comme le dernier buteur, Luyindula qui a explosé de joie sur son but plein de rage, comme on a rarement vu depuis un bail, au pied de la tribune Auteuil en fusion continuelle. Ce moment fait plaisir à voir. Bref, quel bonheur de retrouver le club de la capitale à sa vraie place.

Les joueurs Landreau, peu de travail Cearà, convaincant Camara, peur sur le stade Traoré, de mieux en mieux Armand, sérieux et correct Sessegnon, deux passes décisives Clément, partenaire idéal Makelele, importantissimo Rothen, médiocre, il s’est volatilisé Giuly, discret comme un serpent Hoarau, doublé, rien à dire On quitte le stade, afin de regagner rapidement la maison, il fait froid et il est tard. La voiture a été légèrement déplacé par des individus indélicats, juste histoire d’obtenir plus de places pour se garer, heureusement la voiture (pas d’amende non plus) n’est pas abîmée car sinon, les représailles seraient tombées fissa. La prémonition a été vérifiée puisque Hoarau qui porte le 9 a mis un doublé mais Giuly qui endosse le 7 n’a pas marqué. Mais les 3 buts sont bien présents. On rentre, vite car demain y a le travail aux aurores qui n’attend pas. AUXERRE, ON ARRIVE

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