PSG-Sedan 14/10/06 vu des tribunes........

Publié le par Mr O

Nouveau match à domicile en ce samedi soir, le moment idéal, le jour idéal, comme cela on a le temps de se reposer dimanche, même si ce n'est pas le cas pour tous ! Dès l'aube, Mr O. est sur le qui vive puisqu'il travaille toute la journée, d'ailleurs comment peut on faire cela, travailler un jour de match, c'est très dur puisque l'on pense qu'au match, éternel obsession du samedi soir pour certains passionnés, les autres ne peuvent comprendre. Le foot, c est sérieux.La journée de labeur terminé, limite assisté à une émeute, pire que pendant les soldes mais c'est le risque dans les ventes privées. Il est 18h30, après les achats déposés à la maison, on fonce vers le Parc, rendez presque banal quand on est abonné. Et les premiers ennuis commencent, ralentissement sur la route qui mène vers le Paradis, embouteillages tout le long comme si les gens convergeaient vers ce sanctuaire parisien, lieu de multiples exploits. Mr O. est alors obligé, une nouvelle fois de changer d'itinéraire, normal pour les routes encombrés de la capitale. Il est tard, donc, on se gare assez rapidement, dans une rue quelconque, loin du stade, car à cette heure, il sera difficile de trouver mieux ! Et, maintenant, Mr O. est en mode fan du PSG, on se sent invincible, et d'un pas sur, il se dirige vers le stade. A mi chemin, une envie naturelle pressante l'oblige à s'arrêter, à force de courir toute la journée, c'est normal, et on ne peut pas lutter contre la nature, un camion fera office de latrines, mais il n'est pas le seul dans ce cas, des compagnons d'infortune l'accompagnent, quand soudain, son plus proche voisin parle de soulagement collectif encore plus fort puisque le camion est immatriculé chez les ennemis intimes. Oh, c'est vrai que cela soulage dans les deux sens !Le Parc est en vue, au bout du chemin, mais que voit on des bourrins montés,
on se demande qui est vraiment le bourrin ? Le pauvre cheval ou le gendarme ? il ne manque plus que l'odeur des saucisses et de la friture d'oignons.Les rues sont presque vides de monde, le coup d'envoi est imminent, et comme à l'anglaise, on rentre dans le stade 10 minutes à peine avant le début du match. Passage aux guichets et à la fouille de plus en plus sommaire, on regagne sa place réservée à l'étage. Juste le temps de dire bonjour à tous, même à la petite nouvelle, très mignonne. Tout le monde est présent, les joueurs pénètrent sur la pelouse sous l'air emblématique de Phil Collins, sous les applaudissements du stade. La foule reste en délire, encourageant au passage Super Mario, celui qui a connu un début de saison désastreux. Et cela contraste avec les huées accueillant l'ami Lacombe. Est-ce le syndrome Dhorasso ou les mauvais résultats qui s'enchaînent ? L'arbitre libère tout le monde, la partie peut commencer.La tactique choisie par l'entraîneur est celle que Mr O. préfère, un classique 4-4-2 assez offensif, et il faut jongler avec les suspendus quant à la composition.Quand une équipe ouvre le score assez rapidement, deux solutions se dessinent :Soit l'avalanche continue et les buts s'enfileront, déchaînant les fans
retrouvés pour la circonstance,Soit les ennuis commencent et une égalisation pend au nez des locaux,Et que croyez vous que le PSG a choisi ?La difficulté puisque les visiteurs d'un soir égalisent sur une action litigieuse, tout est à refaire. 1-1, et de plus l'arbitre y met du sien, normal, ICI C'EST PARIS ! Il expulse Frau, coupable d’un bien vilain geste, rouge direct ! Et cela donne match nul à la mi temps malgré les multiples occasions vendangées.A noter le retour des animations, retour aux sources puisque le challenge Wanadoo est mort, vive le challenge PSG avec une formule à l'ancienne : départ du milieu de terrain, balle aux pieds et duel avec le gardien.Ah, enfin, le jeu que le monde entier nous envie. Et du suspense à la clé car le score est de 5-5 quand les derniers tireurs de chaque équipe démarrent. Et tout le stade pousse les courageux qui ne tremblent point. Chacun mettant son but ! Des petites et sporadiques tensions sont apparues à l'étage et en bas, la boite à gifles était de sortie mais l'intervention des stadiers a endigué cette gangrène liée à la tension et aux mauvais résultats.Retour des joueurs sur la pelouse avec un changement notoire, la sortie de Rothen, remplacé par Diané (on y reviendra). Jouer en infériorité numérique, c'est aléatoire, soit cela passe, soit cela casse !On s'installe donc tranquille pour la seconde mi temps, match assis tellement la journée a été harassante. Et le miracle se produit. Quand le PSG est en difficulté, elle fait appel à ces joueurs d'exception, Super Mario et surtout PAULETA, qui va faire un doublé. Le dernier but des Ardennais est anecdotique puisque la victoire était déjà acquise. Mais, comment fait il pour marquer autant de buts, cela demeure un mystère mais c'est un énigme à lui tout seul, pourvu que le PSG le garde encore longtemps. PEDRO, c'estquatre occasions, un doublé, une claquette sauvetage du gardien, et une seule et unique vendange, on dit PERFECT comme à PES 5. Il sera remplacé sous les applaudissements unis et nourris du stade en fusion.

Revenons à l'ambiance du match, c'était pas mal au début puisque Paris a ouvert le score rapidement, les chants étaient repris à l'unisson d'une seule voix. A noter un échangeBoulogne/Auteuil de folie, à donner la chair de poules tellement c'est beau !Mais l'égalisation et les prestations de certains ont vite refroidi les ardeurs de tout un chacun. Les sedanais, qui ont omis d'emmener Séraphine, on les a à peine entendu, juste aperçue une banderole tragico comique sur Dhorasso, mais cela ne valait même pas un pet de lapin.Mais l'évolution du score va changer la donne et l'ambiance va repartir un peu mais sans plus, ce n'est que Sedan en face, pas de quoi remuer dans les brancards. On est loin des grands soirs de folie pure mais on se contente de ce que l'on a, une victoire c'est toujours bon à prendre même si c'était les sangliers des Ardennes en face. Grâce à un Kalou de feu et le parfait buteur, Pauleta.Bref, hier soir, les parisiens ont fait preuve de caractère pour venir à bout de Sedan (4-2). Réduits à 10 juste avant la mi-temps, et alors que le score était d'un but partout, ils ont su revenir plus forts. Le collectif parisien, sans être exceptionnel, a affiché de la qualité, et certaines individualités - Kalou notamment - ont brillé.

Landreau : Peu efficace, il va quand même chercher deux fois le ballon dans
les fillets et sur le 1er but, il est parti à la pêche, résultat, but…
Dramé : il a été catastrophique, dans la mesure où il a gagné peu de duels  
plus deux ou trois bafouilles qui auraient pu coûtés cher…il a eu le mérite
d’obtenir un penalty généreux…
Paulo César : excellent positionnement, excellent travail de sape, excellent
technicien, excellent tireur de coup franc,  (deux tentatives : une sur la
barre et l’autre amène le but), petit bémol, au niveau défensif, c est pas
terrible...
Traoré : la cata,la cata,la catastrophe, même gratuit, il est indéfendable,
lent, perte de balles à gogo, idiot (le corner qui amène le but), il doit
sûrement partagé sa chambre avec Mendy
bref, un calvaire
Yepes : retour en grâce pour super Mario avec de la présence offensive
ponctué par un but libérateur.
Rozenhal : la typologie de son jeu l'amène à prendre beaucoup des risques,
là, il a opté pour des mauvais choix'malgré la volonté de bien faire
Chantôme : un peu en dessous, mais pour une 1ere titularisation, on a connu
pire, mais il est encore jeune donc perfectible à souhait.
Rothen : retour peu convaincant, si un tacle défensif à signaler, à part
cela rien, logiquement sorti à la mi temps
Remplacé par Diané : il a mis le feu, rapide, vif, rempli de percussion, il
doit juste lâché le ballon un peu plus vite et pas toujours tenté des raids
solitaires, encourageant
Frau : un but, un carton rouge qui aurait pu avoir des conséquences
négatives.
Kalou : un Kalou de feu, il a réalisé un match plein, comme on voudrait le
voir à chaque sortie, il ne lui manquait plus qu'un but.
Pauleta : rien à dire, c'est un Dieu vivant, déterminant.

On quitte le stade rapidement sans demander son reste, la journée a été
longue, très longue.Vivement la maison ! Et demain encore une dure journée
de labeur.

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