Cr Strasbourg-PSG 04-05

Publié le par Mr Oli

STARSBOURG :

L'an dernier, à la même époque du recensement de la population de Pont, le vendredi soir en fin de soirée, j'étais tombé sur un dernier contact qui m'avait souhaité bon voyage quant je lui annonçait que je ne pourrait venir samedi. Le match, c'était celui de Nice, la victoire était au bout du chemin. Aujourd'hui, rien ! Le déplacement du jour nous envoie vers la capitale de l'Allemagne, j'ai bien dit la capitale de l'Allemagne, ce n'est pas une erreur de ma part : Strasbourg. Il faut préciser que cette ville est très accueillante car en quatre voyages, trois victoires et un sinistre nul à oublier, aucune défaite, l'histoire des statistiques a sa raison d'être : il s'arrête malheureusement un jour. Et, comme on dispose d'une équipe qui ne réussit rien cette année, je crains le pire quant au résultat. Mais revenons à un peu d'histoire, l'an dernier, des incidents ont émaillé cette rencontre ; en effet, les fans parisiens n'ont rien trouver de mieux que de se battre entre eux, cela a occasionné des scènes d'émeutes d'une tristesse relative, c'est vrai qu'au niveau baston, le PSGest et restera le meilleur en France. Elle peut perdre un jour mais dans la globalité, ce sont les plus fous. La tribune away, pendant un demi heure s'était transformée en champ de bataille et résultat, la ligue a décidé outre diverses sanctions d'interdire le déplacement des fans du psg pour ce samedi. Oui, samedi 19 février, il n'y aura aucun parisien à la Meinau. Aucune place ne serait vendue au sein du club, aucun guichet ne sera ouvert le jour du match et comble de l'horreur, aucun billet ne sera vendu par internet. Alors, que fait-on, on reste à Paris et on écoute le multiplexe ou bien On outrepasse les ordres et on fonce !Je suis désolé mais j'ai opté pour le second choix, j'irai assister au match car personne ne me dicte ma conduite, même pas Mère, alors des dirigeants qui restent derrière un bureau à lancer des recommandations, c'est hors de question. Il suffit juste de persister et de rouvrir certains réseaux. La mission avant le déplacement, il faut trouver quelqu'un, peu importe, qui peut acheter des billets et les envoyer à qui de droit. Coups de fil sur coups de fil, on arrive presque à trouver l'élu. C'est le genre de discussion : tu connais quelqu'un en Alsace qui pourrait acheter des billets, j'ai contacté au moins dix personnes, sans mentir et le miracle a eu lieu, il est venu de Mulhouse. Que Dieu bénisse les mulhousiennes qui ont réussi à trouver les précieux sésames. Donc, première victoire, on dispose de deux places en tribune alsacienne.
Mais un autre problème apparaît, il faut déjouer le plan mis en place par les forces de l'ordre. Car tous les trains de Paris seront surveillés en amont et en aval. La solution : prendre un itinéraire bis dit de délestage, au lieu d'aller directement en Allemagne, il suffit de venir par un autre train (éviter ceux qui viennent de Paris). La mise au point étant faite, le rendez vous est fixé à la gare de l'Est, haut lieu d'insécurité, je n'ai jamais aimé cette gare, elle est trop moche, ne ressemblant à rien : 7h15, samedi matin devant les escaliers qui relient les gares du Nord et de l'Est pour les connaisseurs. A l'automate, Fabrice achète les places de train pour Saverne, place 31 et 33 dans la voiture 12 pour le retour (cela aura son importance plus tard), c'est le village situé avant la destination finale, et sur place on reprendra un TER omnibus (oui, Fabrice, c'est un train qui s'arrête à toutes les pauvres gares du monde qui nous déposera à Strasbourg). Et une autre surprise : on constate la présence d'une cinquantaine de fans parisiens dans le hall de la gare. Nous ne sommes pas seuls ! On pénètre dans un wagon choisi par Fabrice et stupeur, il porte le numéro 13. Cependant, il ne veut pas changer d'endroit, c'est un mauvais signe et c'est le deuxième de la journée qui vient de commencer car j'avais le choix entre garer la voiture à proximité de la ligne 4 et la ligne 13. Désolé, j'ai opté pour l'endroit le plus sûr pour laisser la voiture toute une journée et c'est la 13, Mairie de Saint-Ouen. (Ce moment de voyage dans le métro m'a permis de constater que la faune du matin est très hétéroclite, entre ceux qui vont travailler et ceux qui rentrent se coucher, c'est vraiment un autre monde. L'endroit pullule de zonards de bas étage).Ainsi, on s'installe au hasard de la disponibilité. A notre droite, un
Chinois seul mais l'histoire prouvera qu'il ne le restera pas. En effet, un grand Black  s'assoit en face de lui, tout en s'excusant du dérangement. Le chinois lui répond en anglais et là, c'est le drame, la conversation commence entre les deux et ils vont devenir les meilleurs amis du monde en quatre heures de temps, alors que tout le monde porte encore les stigmates de la nuit et n'aspire qu'à trouver la tranquillité. Un autre dans le fonds discute avec son portable, à hurler dans le pauvre appareil, je pense qu'il ne va pas faire long feu et cela va durer pendant tout le voyage. Tous ses bruits environnant polluent l'atmosphère et m'empêche de dormir, alors va pour la somnolence par à coups. Un moment, je dors, un autre instant, des brides de conversation en anglais me sort de la torpeur. Nos deux meilleurs amis prennent confiance entre eux et ils ne vont pas tarder à s'échanger leurs adresses, leurs repas et voire plus. C'est sûr, c'est mon petit doigt rescapé de l'enfer qui me le susurre à l'oreille. Le temps passe et les conditions météorologiques sont négatives, la neige a envahi les plaines traversées, le manteau blanc hivernal est de sorti. Heureusement les instances du club ont installées une bâche qui recouvre la pelouse et de plus le match est retransmis à la télévision.  On constate la présence de moutons à tête noir (cela existe) faisant les malins à admirer un train qui défile, ils ont vraiment rien à faire. Les arrêts se multiplient, les gens descendent, et d'autres s'installent, une femme s'installe et prend place au milieu des meilleurs amis du monde. Horreur, elle est revêtue de la tunique bleue sudiste, celle qui à l'envers ou à l'endroit me donnera éternellement des démangeaisons. Mr Fa lui fait remarquer mais sans plus, elle est bête, c'est une fille et elle encourage les autres. Autre point négative, c'est sûr, on ne peut pas gagner. C'est l'heure des échanges, le chinois mange des beignets de crevettes et il se doit de partager, il s'échange leur adresse personnelle et comme tout asiatique qui se respecte, il possède le magique appareil photo. Il s'en sert à photographier presque tout le monde dans le wagon sauf Mr Fa et moi, le boulet a baissé sa tête se cachant derrière le fauteuil et personnellement, j'ai caché mon visage
avec mon blouson comme un vulgaire délinquant un peu comme lors de notre passage dans le Caen de concentration.Dommage, c'est le moment de notre descente, on se marrait bien même s'il ne faut jamais se moquer d'autrui. Donc, on quitte le train, descendant à Saverne, ville de garnison sise au nord de Strasbourg. Le sol est enneigé comme pas possible, un petit tour du village mais il fait trop froid, on revient à la gare, le TER étant sur le quai, on s'installe dans le wagon. J'en profite pour téléphoner à Sabrina pour des informations en direct live quant au sort du match. Mais, cela ne donne rien. On continue l'aventure jusqu'au bout. Les premières personnes que l'on entend possèdent vraiment un drôle d'accent, on dirait qu'ils ne parlent pas français, forcément, ils ont tous quelque part du sang allemand. J'ai du mal à comprendre ceux qu'ils disent et tellement j'en ai assez, je ne fais plus l'effort de tendre l'oreille. Le voyage dure environ quarante minutes et Mr Fa qui croyait que le train allait directement à Stras, comme l'a annoncé la grosse totone, assise à côté se trompe, il n'a jamais pris un TER. On traverse des villages avec des noms à coucher dehors. Imprononçable pour le commun des mortels. Finalement, on arrive à destination et surprise pas de présence policière à la gare, notre plan a fonctionné sans accroc. Nous sommes dans la ville. En se dirigeant vers la cathédrale, on rencontre section 1,10 m. Décidément, nous ne sommes pas seuls ! D'après ses informations, une centaine d'autres sont attendus. J'espère qu'ils vont réussir à passer. Petit repas de midi dans un salon de thé bien connu, vite fait bien fait. Je tombe sur une chaise cassée que je m'empresse de changer Ni vu ni connu. Tellement perturbé que j'ai failli débarrassé mon plateau, j'ai vraiment changé à ce point, mais la raison me rattrape et j'abandonne tout ( les déchets sur la table ) .Désolé pour ce moment de faiblesse ! Et le tour du centre-ville s'impose, un petit coucou à Duchesse, un aller dans le quartier, la Petite France. Et, le mobile sonne, c'est le frangin qui appelle, il a un problème avec la commission qu'il devait faire à Chinatown. Il faut rapidement trouver une cabine téléphonique pour un appel en urgence. Horreur, je dois appeler les parents pour obtenir son numéro que je n'ai pas encore mémoriser. Ainsi, je prends contact avec lui mais problème, je tombe sur sa messagerie, ensuite, je lui envoie un texto avec le numéro de la cabine. Attente pendant une dizaine de minutes et à ce moment précis, on a retrouvé la sour de Dimitri, l'inconnu de la station service de l'an dernier. En effet, la cabine, à coté, sonne et Mr Fa décroche, c'était une dame qui désirait parler à Eva. Les alsaciens ont
vraiment un problème avec les communications. Et, l'attente touchant à sa fin, on quitte la zone pour la petite France. Il y a du monde sur le chemin malgré les chutes de neige et le froid polaire qui a envahi la cité allemande. On constate même la présence ??? d'un clown, sûrement échappé d'un cirque ambulant, en tout cas perdu dans la jungle urbaine. Le fou rire est de sorti, tout le monde nous regarde mais on s'en fiche car on est de Paris. Il est tard donc, on se dirige vers le stade à pieds, désolé, j'ai oublié les tickets du tramway acheté l'an dernier, le 1er mai.Plus on se rapproche du stade, plus la présence policière est manifeste mais sans exagération, de toute façon, nous ne sommes que deux pauvres petits parisiens venus assister à un match et non une horde de hooligans venus en découdre avec les locaux. Les CRS sont en petits groupes disséminés dans les alentours du stade. On passe à proximité, mine de rien et on se dirige vers l'entrée de notre tribune provisoire. C'est amusant de constater que c'est presque la même entrée que la tribune away, qui d'ailleurs accueille quelques fans. Sûrement des totones du coin. On pénètre dans la tribune sans être fouillé, tellement poli que j'ai répondu au stadier. On effectue la pause pipi obligatoire et on découvre le terrain, le match va avoir lieu, c'est sûr grâce à la magique bâche, on n'aura même pas l'obligation de prendre des râteaux et des pelles pour enlever la neige car il n'y en a point. La vue est prenante, on se met pile poil au niveau de la médiane au ras de la pelouse. J'en profite pour appeler les champignons pour annoncer que l'on a réussi à déjouer les plans des imbéciles de flics, et d'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à avoir outrepassé les ordres de non présence de fans parisiens. Même chose pour les parents au cas où ils arriveraient à nous repérer. Pendant l'échauffement, on guette les totones aux alentours et on peut dire que je ne comprends pas grand-chose à ce qu'ils disent, du moins, un mot sur cinq, donc, c'est difficile pour assimiler la phrase.  Ils ont même osé parler avec l'arbitre tellement il était prêt, pendant sa séance d'étirements. C'est vraiment un autre point de vue. Etant donné que je suis en plein passage, deux panzers division me bousculent et sans demander leurs restes, s'installe sur notre gauche. Heureusement qu'elles ne soient pas devant,
sinon, je ne verrais rien du match.Le stade se remplit petit à petit mais la rencontre ne se jouera pas à guichet fermé, normal vu le froid polaire. Heureusement, j'avais tout prévu, en conséquence : écharpe, bonnet et magics gants. Le problème, ce sont les pieds, il faudrait que je me penche  sur ce cas.Le match débute et on entend les premiers chants hostiles à la direction, et surprise, ils ne viennent pas du parckage visiteur qui reste quasiment vide, mais de derrière les buts où un centaine de fans vont hurler leur haine devant la politique du club, et déployer une nouvelle banderole. En gros, c'est toujours la même histoire : nous ne sommes pas des criminels !Que dire du match, que les joueurs de la capitale ont encore perdu, ce n'est plus une surprise, maintenant, l'objectif reste le maintien. Il n'en va pas autrement. Quand tu vois Mendy, jouer aussi mal alors que l'an dernier, c'était correct, quand tu vois Pauleta, visé le cinquième étage des tribunes sur un penalty, tu peux te poser des questions. Comment une équipe aussi conquérante l'an passé, peut-elle perdre cet héritage ? Ce n'est pas possible ! Donc, ouverture du score sur la quasi première occasion, tentative avortée par le serial buteur Pauleta qui ne fait plus peur à quiconque, il n'a plus l'air d'un serial, dans la foulée,  Mendy fait une double faute pas comme au tennis mais le résultat est le même 2 à 0, il est vraiment trop au ras des pâquerettes. Hors Sujet !!! Le troisième vient tout seul. Les totones du coin ne trouvent rien de mieux à faire que de chanter la fameuse chanson inventée un soir de juillet 1998, comme à Bordeaux et là, c'est le drame car les parisiens réduisent le score miraculeusement. Non, messieurs, il n'y aura 3 à 0, bande de blaireaux.Le résultat dans l'ensemble est logique, nouvelle défaite parisienne. Tellement, nous étions, près de la pelouse, on pouvait entendre les mots des joueurs, même Bernard qui s'est énervé avec les petits ramasseurs de balle qui n'allaient pas très vite à son goût. Cela lui a valu une volée de protestation des totones. A ce moment, j'en profites pour parler assez fort pour qu'ils entendent tous ce que j'ai à dire, et ce serait la seule et
unique fois, Mr Fa se chargeant du reste : l'action commenté est un coup franc au 25 mètres pour nous. Je déclares dans le mur si c'est Armand qui le tire et au dessus, si c'est Mendy. Bingo, la balle va dans le mur malgré une frappe de Mendy. Tout le monde sourit à cette remarque mais elle était facile, on commence à bien connaître nos tireurs ridicules de coups de pieds arrêtés. Ce n'est pas que j'en veuille au natif de Evreux mais j'aurais dû d'ailleurs en profiter pour lui tirer les oreilles en pointe quand j'en avais l'occasion ou pire lui parler comme au preneur de son avec son faux bonnet à l'effigie des bâtards du sud mais après cela il aurait
été obligé de changer de nom : on l'appellerait désormais Mr Spock.«  Allo, ici, Capitaine Kirk de l'Enterprise, répondez ! ». Mais il n'y a plus personne au bout du fil, l'abonné que vous demandez  a disparu depuis son action d'éclat contre Roberto Carlos. Même le petit monténégrin avec sa crête de tatas, il commence à m'énerver, vouloir devenir le sauveur ultime
alors qu'il faut se serrer les coudes dans les moments difficiles en jouant collectif.

Bref, la Force est un état d'esprit, un pouvoir. C'est une sorte de fluide crée par tout être vivant, une énergie qui nous entoure et maintient la galaxie en un tout unique. Force est de constater que la Force n'est pas avec l'équipe à croire que le Côté Obscur a pris le dessus. Plus rapide, plus facile ! Et, si cela continue, on y va tout droit, c'est vrai que je connaissais pas les stades en D 2 mais il ne faut pas exagérer. On quitte le stade rapidement après ce nouveau calvaire enduré. Le gasthaus préalablement choisi nous attends en plein centre ville. C'est vraiment l'idéal de me mettre dans une tribune quelconque, à méditer pour les fois suivantes car on sort plus tôt. On longe les ruelles de la ville qui n'a pas l'impression d'avoir remporté une grande victoire, il y a eu un match, sûrement car les trams qui nous doublent sont blindés. On récupère une affiche qui présente le match, peut-être le début d'une nouvelle collection. On file vers le dîner du soir, on refait le match comme d'habitude, et à la fin, le PSG perd toujours. Quand je décide de faire un appel longue distance : j'appelle Marylène qui ignore qui est le buteur mais elle nous a aperçu, j'espère que Mr Larue ne voit pas la casette car sinon. on va être interdit de stade pour désobéissance. Je passe un coup de fil ensuite aux parents et miracle le frangin est rentré des commissions faites à Montgallet, je file rapidement comme Néo, à la recherche d'une cabine téléphonique et miracle comme dans Matrix, il y en a une au coin de la rue. Je lui donne le numéro et il doit me rappeler. Mais comme par hasard, c'est la cabine d'à côté qui sonne et Mr Fa décroche comme tout à l'heure avec Miss Eva.

Ouf, par d'erreur, c'est mon frère qui veut me parler. La conversation dure un peu car je parle ensuite à mon père du match. Même analyse que nous. Défaite logique !

Enfin, on peut aller manger un peu avant la longue nuit dans le train qui fait omnibus. Le restaurant est correct, on y mange bien un plat bien garni, un seul bémol, mais de taille, les serveuses, rien de bien florissant, que de blondes à petites tailles qui ont abusé allègrement de choucroute. Les voisines de tables sont brunes mais elles sont aussi un accent à faire fuir. On s'installe, on mange, je paie et on s'en va. Mr Fa en profite pour subtiliser un verre collector que je n'ai pas vu,. le geste et non l'objet. Un petit tour en ville rapidement car il fait froid  juste le temps de retrouver nos voisines de table mais je suis trop fatigué pour un échange et de plus, j'ai un train qui m'attends. Donc retour à la gare où j'achète des billets pour Saverne, en effet, les billets de Paris sont juste l'aller retour entre Gare de l'Est et Saverne donc il faut prendre des tickets pour la ville de garnison. Et, là, je vous donne dans le mille, on récupère le même emplacement, voiture 12, places 31 et 33. Un truc de fous comme cela on n'aura pas à changer de place. On s'installe dans la salle d'attente et on assiste à deux grands moments, un pauvre clochard ivre mort joue avec la sécurité de la salle. Dialogue pris
au hasard :
«  Vous sortez d'ici, Monsieur,.
- Mais, il fait froid dehors, la température a chuté.
- Avec tout ce que vous avez bu, cela ne risque pas de vous faire mal.
- Prenez votre sac et sortez sinon, j'appelle la police.
- Et les autres, pourquoi, il ne sorte pas !
- Car, ils attendent un train, maintenant sortez, on va arrêtez de jouer.


Tout ceci avec l'accent qui va bien. On continue à se reposer.  Quand un autre numéro attire notre attention. Un monsieur, bien présentable arrive au guichet pour  retirer sa place réservée par Internet mais problème : il n'y a pas de guichet la nuit. Morceaux choisis :
- Oui, je viens retirer mes billets réservés par Internet.
- Mais, on ne donne pas de billets, il faut rentrer dans le train et
s'adresser au contrôleur.
- Ecoutez quand j'ai acheté mon billet, on me dit de le retirer au guichet, et quand je viens, il n'y a rien.
- C'est normal, on ne va pas ouvrir un guichet de nuit pour délivrer
quelques billets, il y a des automates prévus à cet effet.
- Alors, comment je fais devant cette situation, je prends le train sans billet.
- Bien sûr que non, vous allez voir le contrôleur de bord qui va régler
votre situation en vous vendant un billet.
- Mais, j'ai déjà acheté mon ticket, c'est vraiment une situation ubuesque
que le Canard enchaîné (hebdomadaire satirique que je lisait tous les
jeudis pendant ma période étudiante) ou JP Pernault dans son émission TV
adorerait, j'en suis sûr. »


On quitte rapidement la salle mettant fin aux discussions à faire mal à la tête. Le train est à quai et on a aperçu un chinois qui ressemblait comme tous à celui de ce matin. Il n'a pas du trouver la ville où aura lieu le salon de l'érotisme donc il repart à Paris. Mais, ce n'est pas lui, sinon, je suis sûr de rigoler jusqu'à Paris. On prends le wagon numéro 12, les places 31 et 33, juste à coté des strasbourgeois qui reviennent du match, panoplie complète du parfait fan que Mr graille désire. Le truc à retenir, c'est vraiment leur accent, une femme raconte sa vie, tellement, elle parle de façon gutturale, on dirait une voix masculine. Mais cette une femme, si j'en suis sûr, je n'ai même plus la force d'aller vérifier mais de toute façon, elle est moche, elle ne ressemble à rien. On dira après, encore des fans du PSG qui foutent le bordel. Je préfère laisser cela aux autres qui sont dans le train. Et, la cerise sur le Mac Do, un gars qui n' a rien d'autre à faire vient s'installer à côté de Mr Fa alors qu'il avait toute la place du monde dans le wagon désert. Il cherchait peut-être un échange !On se met en position préférentielle pour dormir du moins s'assoupir un peu car je ne dors jamais dans un moyen de transport. La légende continue. Le train qui s'arrête à toutes les gares m'empêchent de dormir profondément. Je sais maintenant ce que Jack Bauer a enduré, être sur le qui vive 24 heures, c'est dur. IL faut juste un peu d'entraînement. IL est 6 h 40, le train de nuit arrive en gare parisienne et un petit comité d'accueil attende soit le cousin de JP Pernault, soit les indépendants du PSG. Je vous laisse le choix. Finalement, je regagne ma voiture, qui est toujours là, Mairie de Saint un peu de grattage par rapport à la température et Oups, direction notre bonne vieille ville de Cer où m'attend un repos bien mérité.

Une 20taine de minutes plus tard, je dors jusqu'à ce que mon boulet de frère me réveille en faisant sonner le téléphone.En fin d'après midi, je passe des coups de fil à tout le monde pour raconter ce périple mais surtout pour préciser que l'on a une équipe de merde. Les joueurs font des efforts mais cela n'avance pas, on dirait
qu'ils reculent. Serait  ce des chèvres ?
Salut, à tous.

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